‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 142 sur 208 · LIVRE QIIATniftMK — r.IlAPITIlE PHEMlEll · texte numérisé non relu

LIVRE QIIATniftMK — r.IlAPITIlE PHEMlEll

([ualrc jours, » ('ciivil-il de l;i ('iiaiidc-Caiiaric.

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Li; '2'i niai au soir, Colomb paitil au nom de la Saind^-Tiiiiil/'.

Li' t('ni|)s l'-lail ma!;niliqui\ On alloiji'nit on seize jours le groupe des Caraïbes.

I/Amiral se dirigeait sur Saint-Domingue, afin d'y tioiiuer le Galicien conti'e un des hi.'iile-di'ux navires rju'il savait devoir retourner en Espagne, iiaicc ([uc, malgré le beau temps, on avait reconnu ses défauts. Il était mauvais marcheur, (rès-faligant; ses niàts n'entraient pas assez dans la carène. Les trois caravelles avaient dû diminuer de voiles pour ne pas le laisser en arrière.

Le:2njiiin, l'escadrille élant arrivée devant le port jeta l'ancre à une lieue en mer. Colomb envoya le (;:ipilaine du (lnliiirn, dans sa chalouiie, pour exposer Ini-mème au gnuvei inMir la ni'cessité de se procurer une aulre caravelle, que l'.Vmiral payerait de ses deniers. Il devait aussi lui demander, de la part de .son ciief, licence d'entrer dans le port pour se mettre à l'ahii d'une violente tempête qu'il pi'évoyait devoir éclater procliainemiMit

Le gouverneur n'était pa.s convaincu de la nécessité de remplacer im navire, mis en mer depuis deux mois à peine. Quant au besoin d'échappi'r à !a tempête, la sérénité du ciel, la splendeur du soleil, le calme azuré des Ilots lui donnaient en ce moment l'air d'une plaisanterie. Nun-seulemenl il n'accorda pas à l'Amiial de

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prenùiv un aiitro naviro, mais il lui u (lôfendil do (icsreiidi'c et même d'aborder. »

Le capitaine du Galicien en revenant put eompter dans le nionillai;e ti'enle-(|uatre navii'es avec pavillon de parlanei\ (]'(''lail la llolli' qui' dirait ranicin'rTdri'ez, à lacjuelle s'étaient réunies diMix caravelles aclictées jiarun ancien Notaire anialciu' de naviiîation, Rodrigo de Baslidas.

Il est phis aise de se figurer que de rendre l'indignation dont fut saisi le grand liomnio en se voyant repoussé « d'une terre et des (loils que, par la volonté de Dieu, il avait gagnés à l'Espagne au prix de son sang », ne pouvant ni se réparer ni s'altrilvr dans une île dont il était le Vice-Roi et le Gouverneur perpétuel, contraint par conséquent de s'offrir comme une proie à la tempête et de continuer son voyage avec un navire hors d'état de navignei'! (^-e refus, si contraire aux lois di' rhunianili' cl aux usages de la mer, répandit la consternation dans les é(pupages. Ils regrettèrent de se trouver sous la conduite d'un liomme (ju'une pareille rigueur semblait rejeter hors du droit naturel.

Mais, quelque profonde que fut l'indignation de l'Amiral, .son humanité, sa charité chrétienne l'em- ]iortèrent sur son ressentiment. Il renvoya de nouveau vers le gouverneur pour lui dire que, puisqu'il lui refusait un asile, malgré la nécessité de se réparer et au moment même d'un péril imminent, qu'au moins il retint encore la Hotte près de partir, et qu'il ne la laissât pas aller avant huit jours, parce que l'ouragan

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