‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 153 sur 208 · LIVRE QUATRIÈME — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME — CHAPITRE IV

et troquèrent vingt miroirs d'or contre dos babioles d'Europe.

Le m janvier, l'Adelantado avec les canots remonta la rivière de Veraj^ua jusqu'à la résidence du chef de la contrée, ayant le litre de Quibian. L'entrevue fut amicale. Le Quibian donna les joyaux d'or ((u'il avait sur lui et reçut des présents auxquels il attacliait un LTi'and prix. Ils se quittèrent niutuellemont satisfails. Le lendemain, la curiosité amena le Quibian au mouilla!,'C de Belcn. L'Amiral lui lit le plus grand accueil, lui montra les caravelles. Le (luibian s'entretenait avec lui par signes. Ses gens troquèrent des miroirs d'or contre des grelots. Tout à coup, quelque soupçon lui traversant l'esprit, il partit assez brusquement.

Ihi (i janvier au 1 i février, la pluie tomba sans interruption.

(Cependant, malgré la pluie battante, l'.Vdelantado, à la tète de soixante-dix bonnnes, poussa une reconnaissance dans rinlérieur. Le lendemain, au bout diMii' lieue, ils trouvèrent du minerai d'or à la surface du sol. Les guides ayant conduit l'Adelantado sur une montagne Irès-élevée lui montrèrent des terres qui s'étendaient à perte de vue, et lui assurèrent que dans toute cette région il existait des mines d'or.

Cette excursion eut pour effet de prouver que les plus riclies terraius aurifères étaient à Veragua.

L".\niiral résohil, jiuisquc l'état de ses navires lui ^f^jj iulerdisait pour cette campagne la rechercbe du Détroit, d'établir sur ce point un poste militaire, qui serait en même temps une factorerie pour la traite de

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l'or, landis (|iril s'en iriiit (liivcicrnoni on Caslilli^ clicrfliiT (les reiil'oris et dos miuiilions. Il lit ]iliisievirs radeaux au Qail)ian, afin qu'il ne s'olTusquàl pas trop vite de cet établissement sur ses terres. On clioisit un emplacement exliaussi', près du lleuve, à un KilniniMn' de l'embouchure. Qualre-vini;ts lionnnes y débarquèrent sous le commandement de i'Adi'lanlado, firent des maisons en bois, ( onslruisirenl sdlidrmeiil nii !;rand iiiai;asin pour y eiiriTiuer Irs provisions (h' bouche, quelques efl'ris de campi'ment, di's aimes cl de l'artillerie. L'Amiral leur laissa le Galicien, aussi pourvu que possible d'ustensiles de pêche; puis il se disposa au départ.

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Cependant le Quibian, voyant «pif loiil de bon un l'Iablissemcnt s'était formé sur son territoire, résolut d'attaquer à l'improviste ces étranj^vcs et de brûlrr leurs vaisseaux. Dissimulant ses iiiteiilious, il eut l'aii de réunir ses troujies pour combattre le Cacique de Cobrava contre qui il venait d'avoir une escarmouche dans laquelb; il avait él/î blessi' à la cuisse. Pendant (pi'il préparait son attaque sous les yeux des Espagnols sans déllance, à bord du Saint-Jacques de Palos un boinnie observait alteuliveiiienl les allées et venues des indigènes.

Cet homme a pris une pari trop grande à cette expédition, pour que nous ne lui accordions pas ici une

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