‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 155 sur 208 · LIVRE QUATRIÈME — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME — CHAPITRE IV

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Dio.yo Mrmloz trouva le moyen d'observiM- la place et (le se retirer sans uru' énralignure.

Par siiile (le son ia|i|Miil, l'aiTcsIalion du Oiiihian fui résolue. L'AdelaïUado, prenant avec lui qualreviniils hommes, se cliari^ea de l'exérution.

Le Quil)ian, arrêté fort adroilenienl sans effusion de sang avec cinquante des siens dans sa propre demeure, fut confié à la ijarde du premier limlinanl, Juau Sanilie/, gaillard taillé en Hercule. Aux recouiniandalionsder.Vdelanlado, celui-ci répliqua d'unairl'anfaron qu'il répondaitde son prisonnier, et permettait, s'il s'écliappail, (|u'on lui arrailiàt la iiarlu' poil à poil. Làdessus il emporta leQuihian dûment garrotté, le coucha au fond du canot, l'assujettit fortement à un banc, et l'on descendit le fleuve, car la nuit arrivait. Le Quihian poussait des plaintes au sujet de ses liens qu'il disait trop serrés. Juan Sanchcz, sous .sa rude écorce, n'était pas dépourvu d'humanité : il détacha la corde (jui fixait l'Indien au banc des rameurs, se contentant de la tenir lui-même dans sa main. Saisissant un instant où le pilote regardait d'un autre côté, le Ouibian s'élança d'un bond violent, tomba comme un bloc au fond de la mer et disparut. Renversé par la secousse du choc, Juan Sanchez avait lâché la corde involontairement. Le Ouibian, habitué à plonger sous les vagues, nageant entre deux eaux, s'échappa sans que personne i)ùt voir dans l'obscurité ce qu'il était devenu.

L'Amiral, ancréà une lieue de rembouchui-o, attendait un vent favorable afin d'aller dii'eclement à l'Espa-

pnrlit sous les (iniros du cniiilaini! do pavillon, li^ brave Dies^o Tristan en personne. Trois nialelols el deux novices (enaienl les avirons. Lr maître lonnrlii'r, .luaii Noya, ainsi ([in' (ii'ii\ iiiailn's calfals, devaient reni[)iir les barils et parer aux aceidenis. lieux autres marins et le mailrr canonnier Malleo étaient seuls armés. Pendant (pu- la chaloupi' nageait vers rendxiuclniri' du llruvi:, (pTidic allait n'uiouliM' jus(iu'à l'endroil où Fi'au douce m; serait plus mélani^i'c d'i-au di' mer, les vini^t liommes restés avec r.Vdelantado se trouvaient épars, les uns sur le bord du fleuve, les autres avec Diego Mendez au milieu des baraques.

LeQuibian, prolllanl de la diminution momentanée de la garnison, lit entourer par les Indiens le campement des Espagnols. « Ils étaient plus de ipialre cents, armés de leurs flèches et de leurs massues. » Tout à coup ils poussèrent un grand cri, puis un second bientôt suivi d'un troisième. Ces cris heureusement donnèrent aux Castillans le temps de prendre leui's armes. L'attaque commença par une nuée de flèches et de dards. Au i)remier instant, cinq ou six Espagnols tom- Ijèrent blessés près des bai'aques, et le conlre-maîlri' du Galicien, Alonzo Ramon, resta sur la place. Enliaidis par ce succès, les plus bravi's Imlicns, dédaignant les javelots, fondirent avec leurs massues sur la poignée d'étrangers dont ils ignoraient encore la valeur. « Mais aucun de ceux-là ne retournait, dil un di's acteurs ]irinci|iaux de cette jourm'e, parce (pi'avec nos éjiées nous leurs coupions bras et jambes el les t lions

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