‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 158 sur 208 · PT · texte numérisé non relu

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mer (lt>s parolos iriino tfllo majostô? Conçoit-on un lan^aiit' d'une olôvalion plus solennelle et d'une simpliri(('' plus (li^ne?

Lorsque Colomb sortit do son acoablomont, il se sentit Ibrtifié. Mais le temps ne se remettait pas.

Pendant neuf jours, sa constance fut do nouveau ôprouvre. Enlîn la mer se calma. Durant ce temps, le fidèle Diego Monde/, en sa qualité de secrétaire en chef de la flotte cl de commissaire do la marine, avait combiné les moyens de rejoindre au plus tôt l'Amiral on sacrifiant le moins d'objets possible. Il passa quatre jours à faire, avec les voiles inutiles du Galicien, des sacs dans lesquels il renferma le biscuit qui restait; puis il s'empara de deux canots indiens, les attacha l'un à l'autre l'ortomont avec dos espars, construisit avec desplancbos un tillac sur lequel il embarqua la poudre, le biscuit, les outils, les objets d'échange; il fit lier par des câbles, à la suite de cette embarcation, les barils d'huile, de vin, de vinaigre, et, dos que la mer doviul bonne, le canot du Galicien, manœuvré par les meilleurs rameurs, remorqua ce matériel et l'amena aux eai'avelles. .\pros, il rovial suecossivoment rlierelior ce qui pouvait être embarqué. En sept voyages, tout fut transporté aux caravelles.

Dioiru .Mondez eut le couraore do rosier le dornii'r à terre avec cinq hommes, de veiller à ce que rien n(^ fût inutilement pi'rdii ; puis, à la nuit, il s'embarqua lorsque tout fut fini. On avait retiré du Galicien tout ce qui pouvait s'utiliser; le corps du navire, percé à jour |)ar les tarots el ouvert de tous côtés, fut aban-

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(Iciiiik'' dans le lleiive. On recul avec une indicible joie les coiniiaLinons qu'on avait cru perdus. Ce lui une ivresse générale. L'Amiral, i)lein d'aU'eclion pour ses serviteurs et de dévouement envers qui faisait son di'voir, remercia publiquement Diego Mendez ; pendant son alloculion il l'embrassa cordialement plusieuis fuis sur les deux joues; il le nomma son capitaine de pavillon et lui donna le commandement de la Cupitane.

Vers la fin d'avril, dans la nuit du saint jour de Pâques, l'Amiral donna, « au nom de la Sainte Trinité », l'ordre du départ.

Les trois caravelles ouvrirent leurs voiles usi'es et mirent le cap sur Ilispaniola, où il importait d'aller au jilus vite se radouber et se ravitailler.

La continuité des mauvais temps, cette incroyable succession de tempêtes, en épuisant les forces des matelots, terrifiaient leur imagination.

Colomb sentait, à l'acbarncmenl des éléments conjurés contre ses caravelles, un suprême effort de l'ennemi du Salut pour s'opposer à l'accomplissement de ses vœux.

On ne peut nier ([ue ce voyage entrepris afin d'ouvrir à la Croix une route sur l'immensité de l'Océan et la ramener en Europe par la circumnavigation du Globe, n'ait reneontié dans les vents, les fiots, les météores aqueux et ignés, une opposition violente

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