‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 162 sur 208 · IT · texte numérisé non relu

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Le capilaino de pavillon se concerta avec le (laciiiuc (l'A}îuacabiIda pour la Ibiirnilwre régulièro d'une (|iiantité ilétei'niincc de poissons, d'oiseaux, d'utias et lii' pain de cassave qu'on lui payerait en grelots, en peignes, en couteaux, en hameçons et en grains bleus dont les indigènes faisaient des colliers. Diego Mcndcz drpèclia aussitôt l'un des espagnols à l'Auiiial, afin qu'il rit recevoir et payer ces provisions, il alla ensuite, à trois lieues plus loin, faire un arrangement semblable avec un aulre Cai'i(iue, et dépêcha encore à l'.Vniiral un de .^^es compagnons pour le prévenir du marché. Continuant sa roule, le capitaine de pavillon arriva chez le grand Caci(iiie de Iluarero, résidant à treize lieues de Santa Gloria. Le cheri'accueillit parfaitement, lui promit des livraisons quotidiennes de vivi-es, lui remit sur l'heure ce qu'il demanda; et aussitôt celui-ci dépèdia vers l'Amii'al son troisième

Se confiant à Pieu, qui avait tant de fois manifesté sa protection à son maître et l'avait soutenu lui-même en des occasions difliciles, il osa rester seul et .s'avent\uiT dans la partie orientale de l'île. Il fut bien inspiré. 11 arriva sur les terres du Cacique Amcyro, qui se prit subitemi'Ut d'amilié pour lui, échangea son nom avec le sien, consenlil à lui vendre un fort bon canot et lui prêta six rameurs pour le conduire sans fatigue où il le vomirait. En payement, Diego Mendez lui donna un petit bassin en laiton qu'il avait dans sa manche, une casaque et l'une des deux chemises qu'il [lOÉsédait. Il remplit le canot de vivres et rejoignit à

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toute vitesse rAiniral. En ce momenl, sur les navires il n'y avait jikis uu seul morceau de pain à manger.

Les équipages, menacés de la disolle, accueillirent avec Iranspoi'i le brave Diego Mendez. L'Amiral lui ouvrit ses bras, l'y serra affectueusement, l'embrassa à plusieurs reprises et signala publiquemenl ce service nouveau. Son cœur si généreux, si vaste pour la gratitude, appréciait dignement l'abnégation de son zélé serviteur. Il ne se bornait pas à le regarder avec admiration, il remercia Sa Haute Majesté de sa protection évidente. Diego Mendez rapporte : « il rendait grâces à Dieu de ce qu'il m'avait ramené sain et .•^auf du milieu de ces nations sauvages. » A partir de ce moment, on vit arriver cbaque jour aux navires des Indiens cliai'gés de vivres.

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