‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 169 sur 208 · I.IVIIR nrATlilÈME — CllAl'lTUE VIU · texte numérisé non relu

I.IVIIR nrATlilÈME — CllAl'lTUE VIU

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(iMirs, (H li's malades, qui se livraient au désespoir, se (Toyaiil aliandounés.

Eu appriMiant leur désolation, TAruiral se fil porter ;'i riulirineric poiu' les consoler, relever leur courage, j.'iir parler de Dieu, ([iii ('prouve par les tribulations, les engatter à mettre en lui leur couliance et leur pronii'llre qu'il apporterait lji(;nlùt remède à leur situation. Il prit des mesures pour que ces infortunés reçussent des soins assidus.

r!i'iiiar([uons-le ici : généralement le monde ne tient pas loinpte au Révélateur du Globe de son apostolique cliarilé. Il semble que la grandtnir de son œuvre fasse oublier celle de ses actions. Sa sublimité cbrétienne, sa patience, sa résignation, sa justice, sa force, sa loncbanli' humilité se perdent dans l'éclat de sa gloire. V.l itourlant, parmi les Serviteurs de Dieu, nul n'a surpassé sa charité pas plus qu'il n'a égalé son génie.

Soutenu par les bras de ses domestiques, chaque jour Colomb arrivait à la baraque qu'on avait transfoi'uiée en hôpital, et restait auprès des malades pour s'enquérir de leur étal, les soigner, les distraire, les consoler chacun en particulier. Alin d'exciter le zèle des inlirmicrs, il s'occupait des remèdes, des potions, du l'égime, et de ses propres mains, qu'endolorissait la goutte, donnant l'exemple au médecin, lui, le Vice- Roi des Indes, venait « panser les malades » !

L'assiduité de ses bons soins fut bénie de Dieu. Non-seulement aucun d'eux ne mourut, mais au bout de peu de temps il n'en restait pas un seul à l'in-

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firiiierif'. Cetle merveillouse guérison, l'assiduité de i'Ainiral, sa vigilance sur le service de santé, son ron- Ivùle des médicanienls irritèrent profondément maître Bernai, l'ancien apotiiicaire de Valence. A partir de ce moment, il existait pour Colomb sur les caravelles un danger autrement sérieux que l'arroijancc des frêles Poi'ras et l'animosilé bruyante de la coterie de Se ville.

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