‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 170 sur 208 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

'^^-^'^t'à^j RANÇois do Porras, accompagné de sa f^jf^^ bande, suivit la roule qu'avait prise Diego (^^1^^^"^ Mondez. Ils pillaient et maltraitaient les j^^-o^^i/^ Indiens, leur disant d'aller se faire payer l^^^- par l'Amiral, de le tuer s'il refusait de les satis- A^^o faire. Dès qu'ils furent ariivos au cap Aoma- ^^ quique, les rebelles mirent dans les canots des vivres, do l'eau, dos manliamlisos, prirent des rameurs indiens et partirent pour Hispaniola.

CepcndanI, quand ils oiircnl fait quatre lieues, les vagues commencèrent à se gonfler, le vent leui' devint contraire, leur audace pâlit. Ils voulurent retournera terre; mais l'eau entrait dans les canots ctmenaçaitdc les submerger. Comme le temps devenait de jilus en plus mauvais, ils résolurent de se débarrasser d'une partie des rameurs, afin de .soulager d'autant les embarealions et tuèrent à coups di; dague quelques-uns de ces iiiollieuicux. Voyant cela, plusieurs Indiens se jetèrent d'eux-mêmes dans la mer, se fiant à leur liabit'ide de la nage. Mais, après s'être soutenus quelque temps sur les flots, la fatigue les ramenait près des canots; ils demandaient seulement la grâce d'y appuyer une main poin- se délasser un i)eu : » hélas! bien loin de leur faire cette charité, les complices de Porras leur coupaient les mains avec leurs épées » et les faisaient noyei le rivage.

Les rebelles atteignirent enfin

Là, ils délibérèrent sur le parti à prendre : la majorité résolut de tenter de nouveau le passage à llispaniola, en choisissant un temps meilleur.

Ils attendirent pendant plus d'un mois et demi une mer favorable.

Durant ce temps, ils ruinaient toute la terre d'alentour. Enfin, jugeant le moment propice, ils se mirent dans leurs canots. Mais, dès qu'ils se furent éloignés de la côte, les vagues se soulevèrent encore, et ces criminels eurent beaucoup de peine à revenir au point d'où ils étaient partis.

Page 1