‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 18 sur 208 · IX · texte numérisé non relu

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CliniSÏOPIIK COLOMB

dessus la timc imirmiiranle des arbres, d'où s'exlialait une sculcur dont l'arôme saliilaiic allait s'unir aux parfums du tiiym et des lavandes qui poussaient à leurs pieds.

Ce monastère, qu'habitaient alors des religieux de saint François, était dédié à la Vier're. 11 s'appelait Sanla-Maiia de laRabida. 11 lut constiuit sur les démolitions d'un de ces temples que le paganisme aimait à ériger dans les bocages sacrés et les hauts lieux. Le bâtiment, tout badigeonné de eiiaux à la mode arabe, n'offrait aucune unité de style. On voyait qu'il avait été agrandi à diverses époques suivant les besoins, sans souci de la symétrie et de rarcliitecturc ; l'enceinte renfermait deux cloîtres intérieurs, une chai)elle à ' ^:\ portail de forme ogivale, et un jardin où les jasmins ■^^j mauresques .s'allongeaient parmi les pampres de la treille qui festonnait le promenoir d'été, bordé de citronniers et de romarins.

De la toiture du couvent, dont la coupole, enlourée d'une rampe en maçonnerie, avait autrefois pu servir d'observatoire, le regard embrasse du côté de la terre un large horizon. Des jilaines qu'arrose le Guadalquivir il s'étend aux montagnes du Portugal, dont la Guadiana, en traçant la frontière, baigne les soubassements, et peut compter les nombreux cours d'eau et les bourgs de la province d'IIuelva, tandis que du côté de la mer sa portée s'épuise dans l'immensité de l'azur.

En juillet Ifô."), était prépo.sé à ce couvent, comme Père Gardien, un homme envers lequel ses contem-

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