‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 191 sur 208 · LIVRE nrATRI^MR — CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

LIVRE nrATRI^MR — CHAPITRE XIV

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(le l'homme qiii les lit si grands. La gd'iici'osité de M'^'" le Duc de Moiitpeusier ne s'est pas bornée à la dispendieuse restauration du plus touchant des monuments d'histoire. Elle a vaincu l'insouciance publique et su inspirer des poètes. Sous son royal iMéccnat les muscs de la Bétique ont enfin tenté de célébrer la sainteté de Colomb, le génie d'Isabelle, rhospilalité franciscaine de Juan Perez de Marchena. Le noble prince a fait recueillir dans un Album, imprimé par sa munificence, ces prémices de la lyre espagnole reconnaissante. Ce riche volume a pour titre : Album de la Babida. Parmi les pojsies de Juan Manuel Alvarez, Demétrio de Los Rios, José Benavidez, Marguarito Cervantes, Narcisso Campillo, on voit avec plaisir poindre l'enthousiasme rythmique do laSenora Dolores de iMolina et de la Senora Antonia Diaz y Fernandez,

Indubitablement, c'est à l'Album de la Rabida qu'on doit celui de Salamanque, venu plus tard. La célèbre Université a voulu posséder aussi son recueil poétique, composé par les anciens lauréats de son école. Elle a produit y Album de Colomb, imprimé aux frais de la Province.

Déjà, par suite de réveil donné à l'Espagne, les Cortès avaient voté l'érection d'une statue de Colomb, à Madrid. C'est également par l'action personnelle de S. A. R. le Duc de Montpensier, que le souvenir de Colomb a fait son entrée à la cour d'Isabelle II, et que le poète Rubi a eu l'honneur d'y lire son drame de Colomhj en présence de la Reine, du Conseil des ministres, et d'.s grands du Royaume. C'est encore

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CMHISTOPHE COLOMB

sous la même inllueiice qu'en ouvrant l'avaiit-dernière session législative, qui précéda son arrivée en France, Isabelle II parla de Christophe Colomb, dans le discours de la couronne. C'était la première fois, depuis la réception triomphale du Héros à Barcelone, en 1493, que son nom glorieux sortait publiquement d'une bouche royale.

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Après avoir rappelé ces faits à l'Espagne, qui les oublie beaucoup trop, et à la France qui ne les sait pas assez, le devoir nous incombe de signaler l'action delà Fille Aînée de l'Église, sur le renom de son Messager dans le Nouveau Monde.

Toutesles biographiesde Colomb publiées en anglais, en allemand, en italien et en espagnol, avaient, les unes par erreur, les autres par système, amoindri sa majestueuse personnalité. Seule, la France a produit l'histoire intègre et intégrale du grand Découvreur celle qu'a daigné illustrer de ses éloges, le premier Pape qui ait vu le nouvel hémisphère.

Le Méiropolitain des possessions Françaises dans l'Océan, Cardinal Donnet, écrivait le 22 juillet 1860, à l'immortel Pie IX:

« C'est un grand honneur pour mon pays, très saint Père, que vous ayez daigné confler à une plume Française celte entreprise noblement laborieuse.

« De l'œuvre composée, par ordre de Votre sainteté, résulte un double service rendu aulMondeetà l'Église».

En effet, par les traductions et réimpressions de

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