‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 192 sur 208 · LIVRE QUATUIIÎME — CHAlMTIll': XIV · texte numérisé non relu

LIVRE QUATUIIÎME — CHAlMTIll': XIV

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l'ouvrage français, l'apcrception du rôle providentiel de Christophe ('olomb s'est répandue, de proche on proche, dans les nations chrétiennes, et a été pour elles connue une Découverte du caractère de l'envoyé di! Dieu. Notre consciencieuse restitution à l'histoire, en plaçant sous son véritable jour le Révélateur du Ginbe, a implicitement donné une idée plus haute et plus juste de son action dans le développement des relations humaines.

Qu'il nous soit permis de rappeler ici que, déjà les p;incipaux linéaments de la figuie de Colomb, antérieurement tracés dans notre livre : La choix dans les DKux MONDES, Evaieut eu pour résultat les deux premiers monuments qu'on ait élevés à sa gloire : l'un en Europe, ùGénes, sur la noble impulsion du roi Charles- Albert ; l'autre, en Amérique, à Lima, par le subit enthousiasme des Péruviens.

Il semble qu'une prédestination mystérieuse ait subordonné à l'initiative Française la résurrection de la personnalité catholique de Christophe Colomb.

C'est en français qu'a d'abord été discrètement proposée au Souverain Pontife la BéatiScation du grand Navigateur, par l'auteur de son histoire.

C'est en langue française, contrairement aux usages Romains, qu'un Prince de l'Eglise a fait la demande instante de cette Béatification.

C'est aussi en langue française que le premier Prélat italien, associé à ce projet, l'illustre Archevêque, M"'" Charvaz, a sollicité l'introduction de celte Cause exceptionnelle.

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CHHISTOrUE COLOMB.

Ce fut seulement, dès l'envoi de notre .Miimoire français aux Pères du Concile du Vatican, que, dans l'intervalle des séances, des Evêques de toute nation commencèrent à discuter sur les vertus et les miracles de Christophe Colomb.

L'Episcopat français a précédé tous les autres, dans l'adhésion au Postulatum collectif qu'appuient maintenant plus de Sei't Cents Evêques.

La France, en vulgarisant l'histoire catholique de Christophe Colomb, a suscité les nombreuses traductions, les abrégt^s, les contrefaçons, les plagiats divers commis à Milan, àNaples, à Turin, à Cadix, à Madrid, à Barcelone, et jusqu'à l'imitation luxueuse de la grande édition Palmé, qu'actuellement prépare l'Allemagne.

La France, par le génie de l'illustre Ferdinand de Lesseps, accomplit, à l'heure présenle, le désir du Navigateur de Dieu, en créant le passage qu'il s'opiniâtrail à chercher vers Panama, pour entrer de l'Atlantique dans le grand Océan.

La France encore, grâce aux sympathies admiratives de l'Impératrice Eugénie, vient de dresser sur le canal Inter-Océanique la statue du Vainqueur des mers, œuvre d'un Français, exécutée en France, premier don artistique de l'Ancien Monde au Nouveau.

Par suite de l'initiative française, l'agreste monastère de la Rabida, devenu désormais l'objectif privilégié des touristes en Andalousie, va bientôt se changer pieusement en but de Pèlerinage. A l'exemple de la vénérée

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