‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 44 sur 208 · SI · texte numérisé non relu

SI

d'une rroix vcrlf, enlro les initiales royales, surmontées d'une couroune.

Alors Colomb, saluant avec sérénité la foule pressée sur le rivage, puis envoyant de la main un dernier adieu à son ami Juan Ferez, prit place à son banc de quart; et tout pénétré du caractère de son entreprise, dominant de sa voix les bruits confus des trois équipap;es, commanda au nom de Jésus-Christ de déployer les voiles.

Une demi-heure après, le disque du soleil émergeait du sombre rideau de pins de la Rabida. Les trois navires, leurs toiles arrondies, sous une fraîche brise d'est, descendaient rapidement portés vers ïorré de Larenilla, cl bientôt la sinuosité de l'Odiel les dérobait aux yeux de la population pénétrée de tristesse. .Alais de la terrasse du couvent les trois nefs, après a»-oirfranc]ii la barre de Saltes et débouqué à l'embouchure du fleuve, furent visibles pendant près de trois heures. Les religieux de Saint-François purent les voir s'évanouir dans le lointain, s'abaisser et disparaître au-dessous de la ligne bleue qui ferme l'horizon.

On ne saurait douter que le Père Juan Ferez de Marchena cpii, le jiremier en Espagne, accueillit Christophe Colomb, lui donna le premier encouragement et le premier appui, ne lui ait, du haut de sa terrasse, accordé le dernier regard et la dernière

^ *-ïss

yA

Page 1