‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 60 sur 208 · LIVRE PREMIER — CHAPITRE \\l · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER — CHAPITRE \\l

question par signos aux indigènes roneerne l'or. « Je les examinais allcnlivemcnl, dil-il, je tàeliais de savoir s'il y avait de l'or. » Le lendemain même de .sa découverte, son désir i\f l'dr perce déjà. Tiois 'bis il en parle sur son journal, au paragraphe du là octobre.

En abordant Sainte-Marie de la Conception, il prend terre près d'une pointe, « pour savoii' s'il y avait de l'or. » Il parle d'îles où néeessaireuicnl l'or se trouve. « (Jn peut, conlimie-t-il, y trouver beaucoup de choses que j'ignore, j)arce que je ne veux pas lu'arrèter, afin (le visiter et de parcourir beaucoup d'îles, pour trouver (le l'iu'. » El il ajoute plus loin, avec une cand(.'ur eul'antine, en parlant de cet or si ardemment désiré : «Je ne ])uis manquer, par l'aide de Xotre-Seigneur, de le trouver là où il naît. »

Le 2i octobre, à minuit, l'.Vmiral leva l'ancre pour se diriger sur C\dia, d'après l'indication des indigènes gardes à bord. On mil le cap à l'ouest-sud-ouest. Il ventait grand frais ; mais au point du jour le vent toudw, et la pluie survint. Après midi, le vent reconimen(;a à souffler agréablement; il poussait en poupe la Santa-Maria , qui mit dehors toutes ses toiles. Ou alla ainsi jusqu'au soir. Cette mer semée d'îles étant couverte de bas-fonds où pointent des rochers, TAmiral resta à la cape durant toute la unit, qui fut très-pluvieuse.

Le vendredi, au lever du soleil, on mit le cap au sud-ouest, et l'on continua de naviguer par le travers d''s îles. Le lendi'Uiain, une ronde brise poussa les navires jusqu'au soir; et du milieu des ombres, l,i terre ipparul. .Mais les caravelles se tinrent prudemment à

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(lislance, à cause de l'obscurilé. La jiki lorrenls.

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Le (limnnrlie au point du jour, Colomh vil, à l'avant des caravelles, se développer dans toute l'étendue du sud-ouest, >ine terre dont l'aspect de grandeur annonçait plutôt un continent qu'une île.

Les cimes roses des pics et les contours violets des croupes, se dégageant d'une vapeur diaphane aux premiers feux du soleil, lui rappelèrent, ]iar leurs airs de Hère hauteur, les montagnes de la Sicile. Des paifums plus exquis, plus })énélrants, présageaient une plus vaste opulence dans les parures du sol. Le sceau de récondité sereine qui marque cette terre privilégiée, en excilanl sa sagacité, frappait son admii'ation. A mesure (pi'il avançait et pouvait mieux voir se détacher ehaque forme, il distinguait une puissance de végétation inconnue encore. Ce n'était plus cette verdure épaisse et loulTue, ces plantes aqueuses et ces bocages un peu humides des Lucayes; ici la diversité des attitudes, les pittoresques contrastes et l'ingénieuse combinaison des agroupemcnts surpassaient l'invention humaine.

C'étaient d'abord près du rivage : des cocotiers, des cactus énormes, l'agave karatas, des tribus de palmifères aux formes variées, des lougères arborestentes. l'oxalie à ileurs jaunes, le kelmie acide, oseille géante.

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