LIVHE PREMIER — CHAPITRE VII
('levant à cIlmx mètres ses feuilles carminées, le cApricr à grosses siliinns, la scnsilivc hérissée, le mouriller alors en fleur, h' hresillot rmement gerré, l&maliop:on, l'acajou, le calebassicr à longues t'euilies, le clavalicr au tronc ofl'ensif, le guanabano, le lapullier à rameaux veloutés, le soyeux galega; et dans les (Mages supérieurs du terrain, l'orélie calliarlitiue, le gazuma donnant des mvu'es roses, le goyavier nourrissant, le grenadier sauvage, les cassiers aux énormes gousses, le tronc noir et lustré de i'éliénii'r, le raisinier allongeant ses grappes sous les éventails du latanier épineux ; les branches horizonlah^s du faux cèdre contrastant avec les droites colonnes des palmiers ; di>s stipes lisses et sveltes écartant les feuillages du calaba et s'abrilant sous la tenture d'un IVomager colossal. Une grande diversité de plantes aromatiques parfumaient l'air. Des lianes hardies s'élanc.aieul d'un arbuste odorant à l'écorcc d'un tronc desséché. La tige sarmenteuse du dolic et la bignone aux campanules roses entremêlaient leurs enlacemenis autour des arbres robustes, tandis que le quamoclilc laiteux et la liane-pomme à fruits d'or, sans cesse becquetés des perroquets et des tourterelles, s'aventm'aient aériennement à toutes les hauteurs. Par delà se révélaient d'autres formes, d'autres productions, d'autres effets que la distance et les fonds de verdure sombre empêchaient de saisir nettement.
Cdlnmb alors dut vraiment regretter de ne rien savoir des noms et des propriétés de toutes ces plantes, de n'en pouvoir contempler que la forme; et de ne