‹ Christophe Colomb (volume 2)Chapitre 89 sur 208 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

.NE foule d'embarcations sillonnaient incessamment la baie de Cadix. Oualorzc caravelles mouillées autour de trois tirandes caraques, dont la plus haute, nommée la Gracieuse-Marie, portait pavillon d'Amiral, se balançant sur leurs ancres, contenaient dans leurs flancs les premiers éléments d'une colonisation.

Outre les munitions de bouche, des graines, des

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plants d'arbres, du blé, du seigle, de l'avoine, des légumes pour rensomencemeni des terres, l'Arniral avait fait embarquer des bestiaux, des chevaux, des instruments aratoires, de la chaux, de la brique, du fer, etc.

Sans compter l'état-major, les religieux, les gens de guerre, les laboureurs, jardiniers, forgerons, maçons, charpentiers, domestiques, formant un elïeelif de cinq cents hommes soldés par la couronne, nombre d'individus de tout âge et de tout rang, enthousiasmés pour les régions des épiées et de l'or, avaient sollicité la faveur d'y aller à leurs propres frais. On n'en put admettre que sept cents, qui furent répartis sur les caravelles. Mais telle était la frénésie de l'or, que plus de trois cents de ces poursuivants de fortune se glissèrent en cachette dans les navires, s'y blottirent entre les ballots et les caisses, ou même à fond de-cale. Quel contraste entre la consternation, les larmes qui signalèrent le premier départ de Palos, et l'épanouissement des joies de l'imagination et rimpalicnce de bon augure qui maintenant retentissaient autour de la ilotte!

Le 25 septembre avant le lever du soleil, l'Amiral donna l'ordre d'appareiller. La licite déployant avec ardeur ses voiles le suivit, gouvernant vers les Canaries où l'on devait relâcher.

L'Amiral accosta la Gomera pour faire du bois, de l'i'au et acheter des veaux, des chèvres, des brebis qu'il pensait devoir s'acclimater plus facilement dans les nouvelles terres que les animaux élevés en Espagne.

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