‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 102 sur 444 · OPINIONS DES HISTORIENS DE COLOMB · texte numérisé non relu

OPINIONS DES HISTORIENS DE COLOMB

tralisés par le même écrivain, en d’autres endroits de son manuscrit, pour essayer une sorte de blâme aussi vague que mitigé.

Jusqu’à ce jour, les historiens de Colomb s’étaient bornés à des réticences timides, des doutes, de peureuses conjectures, sans jamais entrer franchement dans l’examen des griefs supposés. Les accusations contre le gouvernement de Colomb n’ont réellement pris un corps que sous la plume passionnée de don Fernandez de Navarrete, qu’est venue renforcer l’École protestante, à la suite du grand Humboldt. Nous en remercions ce dernier. Grâces à lui, les obscures et tortueuses insinuations de l’académicien espagnol , ces imputations confuses , comme la calomnie qui rougit d’elle-même, sont précises, nettement articulées et dès lors discutables.

Incontestablement, quand on les considère en face, dépouillées des ambages et des précautions dont essaient de les entourer leurs rapporteurs, ces accusations étonnent par leur gravité.

Colomb est accusé formellement : 4° de dureté inflexible et de cruauté-, 2° d’attentat contre la liberté des Indiens, recommandés par la Reine à sa protection ; 3° d impéritie et d’incapacité administrative.

Vérifions d’abord le plus énorme de ces griefs : la

cruauté.

Colomb signala, dit-on, surtout sa cruelle sévérité — lors du complot de Bernai Diaz de Pise -, — dans ses instructions écrites au commandant Pedro Margarit-, à l’occasion de l’exécution d’Adrien de Mcgica, mis à mort par un supplice extra-légal.

Examinons les faits.

Bernai Diaz de Pise forma contre la colonie un complot dont le plan écrit de sa main lut trouvé sur lui. Le crime

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