‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 114 sur 444 · CAPACITÉ ADMINISTRATIVE DE COLOMB ÉTABLIE · texte numérisé non relu

CAPACITÉ ADMINISTRATIVE DE COLOMB ÉTABLIE

fié la charge de juge de premier ressort, qu’il avait exercée à la satisfaction de toute la colonie. L’élévation à la dignité de Grand Juge ou Alcade était à la fois une récompense et un encouragement à bien faire. L’ambition s éleva dans le cœur de Roldan, le rendit ingrat et traître, mais sa capacité, sa spécialité restent incontestables ; et 1 on ne saurait rendre Colomb comptable de l’ingratitude d’un homme qu’il avait comblé de bienfaits jusqu’à l’honorer du titre d’ami.

branchement, nous avons beau chercher, nous ne trouvons aucune erreur, aucune défectuosité dans le génie administratif de Colomb.

Nous ne prétendons pas simplement que, durant le cours de son administration, il ne commit aucune faute; nous l’affirmons péremptoirement. Nous le maintenons de science certaine. Nous le déclarons de par la sincérité de nos recherches, l’étendue de nos labeurs, le loyal témoignage auquel a droit la vérité travestie , et l’intérêt qu’inspire l’héroïsme calomnié.

Jamais gouvernement plus difficile que celui dont fut chargé Colomb. Il opérait sur l’inconnu, dépourvu de tous précédents administratifs, sans cesse entravé par les difficultés du climat, de l’hygiène, des anciennes habitudes et des nouveaux besoins, les conflits perpétuels des Hidalgos et des indigènes, les défiances , les convoitises brutales, l’insubordination permanente et les pédantesques prétentions de la bureaucratie de Séville, avec ses formes inapplicables aux exigences et à l’imprévu d’un régime tout à fait nouveau.

Pourtant Colomb ne commit pas l’ombre d’une faute. Assurément il n’était pas infaillible ; toutefois il ne faillit point. La protection de Dieu s’étendit sur ses œuvres. Et s’il était éprouvé dans sa personne, il était récompensé

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