LA VIE DE COLOMB EST EN ENSEIGNEMENT
dans ses travaux. Aucune de ses institutions ne contenait la racine d’un vice, l’occasion d’un désordre, le germe d’un embarras pour l’époque suivante.
On ne découvre pas un défaut dans son administration 5 de même qu’on ne rencontre pas un vice chez un saint. C’est qu’il n’avait point en vue son élévation personnelle , la grandeur de sa maison , la richesse de ses enfants ; mais la gloire de Jésus-Christ, l’agrandissement de la Castille, la civilisation chrétienne, le bon gouvernement des Indes, l’exploitation des ressources de ces contrées aux conditions les meilleures et au plus grand avantage du peuple. Croyant à la perpétuité de son œuvre, Colomb ne sacrifie jamais au présent les ressources de f avenir.
A dire toute notre pensée, nous ne sommes nullement surpris de ne trouver aucune faute, ni dans son administration, ni dans sa vie publique. Ce qui nous étonnerait, au contraire, ce serait de trouver quelque lacune dans un homme si complet ; quelque manquement à la logique, au devoir, chez un chrétien qui vivait en la présence de Dieu, et sentait à toute heure, en son cœur, le poids d’une gratitude infinie pour les faveurs de sa Haute Majesté.
Ces obligations mystérieuses, ces communications avec l’ordre surnaturel, sont précisément ce qui distingue Colomb du reste des administrateurs, et font de sa vie un enseignement mémorable.
Voulant nous conformer à l’humilité franciscaine dont Colomb ne sortit jamais dans sa défense, nous nous bornons à repousser le blâme, alors que nous pourrions, au contraire, signaler sa capacité presque phénoménale pour l’administration. i
Son sens droit et pratique lui indiqua toujours l’oppor-