‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 116 sur 444 · PRUDENCE ADMINISTRATIVE I)E COLOMB · texte numérisé non relu

PRUDENCE ADMINISTRATIVE I)E COLOMB

tunité des mesures , ainsi que les moyens les plus simples et les plus directs de les mettre à effet. Chaque détail de son administration révèle la force d’unité de l’ensemble;

et l’aspect de l’ensemble atteste sa science des détails ; celle que l’empereur Napoléon Ier jugeait la plus rare et la plus importante dans la guerre comme dans la paix. Colomb se rappelait cette parole de l’Écriture : « Celui qui néglige les petites choses tombera peu à peu. » A quoi bon discuter aucun acte de son gouvernement ? Les faits parlent plus haut que toute interprétation.

Quand, après sa découverte du nouveau continent, il revint malade à l’Espagnole, au milieu de l’insurrection des naturels, de la rébellion des Castillans, du mépris de* ses ordres et de la défection de ses subordonnés; il se’ trouvait sans troupes, sans argent, sans appui moral; sa. position semblait désespérée. Néanmoins il sut, par d’adroites concessions , des temporisations habiles , dompter la violence, désarmer le crime, rétablir l’autorité, la sécurité publique, organiser la production, et commencer lai prospérité d’Hispaniola. Si ce n’est point la de 1 habileté,, en fait d’administration, qu’on nous explique ce prodige ! qu’on lui assigne son vrai nom!

Comment douter des talents d’administrateur que possédait Colomb, quand on voit cet homme de mer devenir to;,t à coup, suivant la nécessité, agriculteur, architecte,, ingénieur militaire, conducteur des ponts et chaussées,, économiste, et reveler une spécialité veiitable comme® agronome et comme magistrat? Les emmentes qualités* nécessaires aux londateurs de colonies, qui souvent avec peu doivent suffire à beaucoup, et au moyen du présent difficultueux, assurer la commodité de l’avenir, lui étaient largement réparties.

Malgré son ardente recherche de l’or, Christophe Co—

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