‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 148 sur 444 · LES REBELLES SE PRÉPARENT AU RETOUR · texte numérisé non relu

LES REBELLES SE PRÉPARENT AU RETOUR

son mieux, et aussitôt fit toutes ses dispositions pour recevoir l’ouragan, avec autant de hâte que s’il Veut vu venir.

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Cependant le bon état de la mer, l’éclat du ciel, la douceur des brises, souriaient à ceux qui devaient partir. Après un séjour assez long, loin de leur famille et de leurs habitudes, il leur tardait de revoir la patrie. Conformément aux ordres de la Reine , Ovando avait signifié un congé de retour à tous les rebelles connus. La plupart ne demandaient pas mieux, puisque leur fortune était faite. D’ailleurs ils emportaient chacun des quantités d’or capables d’adoucir leurs juges.

On les avait répartis, au nombre de plus cinq cents, sur diverses caravelles. Bobadilla, le gouverneur destitué et qui se consolait de sa disgrâce avec ses monceaux d’or, avait pris place sur la Capitane. Roldan, destitué comme lui et appelé à rendre compte de sa rébellion, avait entassé dans ce vaisseau des masses d’or rapinées sous toutes les formes, jusqu’à la violence, pendant sa révolte. Sur cette caravelle on avait embarqué cent mille pesos provenant des droits royaux. On y avait aussi transporté, au grand regret de toute la ville, le fameux pain d’or, le plus énorme morceau d’or natif dont il ait jamais été parlé dans l’histoire. Cette pépite, que plus de mille hommes avaient touchée de leurs mains 1 avec admiration et convoitée, s’élevait, d’après un témoignage authentique, au poids de « trois mille six cents pesant d’or, »

1 « Globum cum mille amplius homines viderunt atque attrectaverunt. » — Pétri Martyris Anglerii, Oceaneæ Decadis primes, liber de cimus, fol. 24, § d.

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