‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 155 sur 444 · DE LA PRÉDICTION DE COLOMB · texte numérisé non relu

DE LA PRÉDICTION DE COLOMB

des rebelles, l’anéantissement de leur inique trésor, lui paraît un exemple salutaire donné au monde et une haute leçon de philosophie historique.

§ IV

La prédiction de Colomb, son terrible accomplissement, l’immunité accordée au petit trésor du messager de la Croix sur l’Atlantique, et la conservation de ses quatre navires dans la mer Caraïbe , sa caravelle seule exemptée de toute fatigue et de toute avarie pendant l’effroyable tumulte des flots, faits quattestent des témoins oculaires, des pièces officielles, des documents authentiques et l’unanimité des historiens, ne sauraient aujourd’hui être mis en doute.

Chose à remarquer : personne n’a jamais osé attribuer un tel enchaînement de circonstances au Hasard, ce patron complaisant du difficile, qu’on se plaît à charger de l’imprévu et de l'extraordinaire dès que notre raison n’en trouve pas une explication qui la satisfasse.

En vain tenterait- on d’expliquer naturellement cet événement formidable ! Qu’on n’essaie pas de l’attribuer à l’habileté consommée , à l’expérience lumineuse de l’Amiral. Un tel genre de prédiction est au-dessus des faits de l'observation et de la pratique. Interrogez les hommes spéciaux, les officiers de mer : mieux que tous autres, ils vous apprendront l’impossibilité d’une telle prophétie d’après les données de la science nautique. Le savant Arago ne croyait point à la possibilité de présager une tempête, et encore moins de la deviner avant

tesori e le nostre richezze nell’ quali tanta fidanza abbiamo, tutte sono sogni e ombre false, etc. » — La Historia del JSuovo Mondo , libr. î, fogl. x*iv. Venezia, 1572.

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