‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 156 sur 444 · TT. —J · texte numérisé non relu

TT. —J

^92 de LA PRÉDICTION DE COLOMB.

1 arrivée des signes précurseurs de l’ouragan. Voici ce que dit, au sujet de la prédiction de Colomb, un officier supérieur de la marine, ancien directeur d’école navale, auteur du Manœuvrier complet et du Dictionnaire cle marine à voiles et à vapeur , le baron de Bonnefoux :

« Nous nous croyons fondé à n’admettre l’infaillibilité absolue d’aucun homme, d’aucun instrument météorologique, d’aucune donnée préalable, d’aucun signe précurseur, en ce qui concerne toute prédiction ou toute annonce sur le temps qu’il fera, non-seulement deux jours, mais même deux heures à l’avance. Que Colomb, par exemple, en cette occasion, ait remarqué que les nuages des régions supérieures avaient une marche assez prononcée à l’encontre de celle des nuages plus voisins de la terre ; qu’il ait observé que les vents alisés faiblissaient, que par intervalles les brises de l’ouest prenaient de l’ascendant ou toute autre indication pratique, et qu’il ait jugé prudent de prendre ses précautions et de se mettre à l’abri , nous le concevons facilement, d’autant qu’en marin consommé, Colomb avait l’habitude , qui est celle de tous les chefs prudents, d’avoir toujours la pensée préoccupée de sa route, de son navire, de l’état du ciel et des probabilités du moment ! Mais quant à déclarer publiquement qu’une tempête devait éclater dans deux jours, nous croyons que cest au-dessus des facultés humaines, et que ni Colomb, ni personne au monde n’a jamais pu le prédire avec certitude *. »

Nous aussi nous sommes persuadé qu’une telle prédiction « est au-dessus des facultés humaines : » c’est précisément pour cela que l’annonce officielle de Colomb au gouverneur Ovando , le conseil de ne point laisser partir

1 Bonnefoux, Vie de Christophe Colomb , p. 363, 364.

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