‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 162 sur 444 · COLOMB REPREND SA RECHERCHE DU DÉTROIT · texte numérisé non relu

COLOMB REPREND SA RECHERCHE DU DÉTROIT

portèrent au-dessus de la Jamaïque, aux cayes Morant, petites îles sablonneuses, où il se procura de l’eau douce en faisant creuser des trous dans le sable. Le calme continua, et la force des courants l’entraîna dans le groupe des innombrables îlots entourant la côte sud-ouest de Cuba, qu’il découvrit dans son second voyage et qu’il avait appelés les Jardins de la Reine. Là il attrapa un bon vent du nord, et gouverna résolûment au midi vers la partie de la Terre ferme où il avait décidé que devait se trouver le Détroit.

Il tenait le sud quart sud-ouest1. Sa navigation fut contrariée presque aussitôt par un état étrange de la température. Le ciel était couvert, le soleil restait voilé , les étoiles ne se montraient point. Malgré la force et la variation des vents, il sentait la mer opposer à sa marche une force constante, quoique irrégulière dans sa violence. Des averses fréquentes les inondaient. Souvent des éclairs flamboyants semblaient embraser l'horizon ; il fallait toute la vigilance et l’énergie de volonté de l’Amiral pour ne point dévier de son rumb. Cependant parfois le redoublement de la tempête les contraignait de fuir à arbre sec ou de mettre à la cape 5 et alors, en une seule nuit, ils perdaient le peu de chemin fait si laborieusement durant plusieurs. jours. La fatigue, les veilles, cette humidité compliquée de froid subit ou de lourde chaleur, abattaient les courages.

L’ardente foi de Colomb surmontait seuleles contrariétés

des influences extérieures. Tout occupé des Lieux Saints, sans cesse les yeux fixés sur son but, il ne s’arrêtait pas 1 compter les obstacles. Sa soixante-septième année comnençait à peser sur lui sans qu’il se fût douté de son ap-

Fue la via del Sur cuarta al surucstc. — Journal du notaire royal )iego de Dorras.

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