CONSTANCE DE SES SENTIMENTS
Toujours pénétré de la sainteté de son but, de l’imporince du devoir, du mérite de l'obéissance, il avertissait e leur péché les désobéissants -, il menaçait d’abandonner Dieu celui qui s’obstinait à mal faire, qui par négligence Dmmettait quelque manquement au devoir. Dieu étant )ujours 1 unique objet de ses mouvements comme de ses ensées, Colomb, quand il commandait quelque manœure nouvelle ou exigeait quelque fatigue, disait à ses ommes : « Nous devons à Dieu1 » d’agir de telle façon,
' il s efforçait d’inculquer à leurs, esprits la notion du 3voir, dont la plupart ne se souciaient guère. Donnant delement 1 exemple du devoir, qu’il recommandait à ses iférieurs de tous les degrés, plus le temps était mauvais, us il se tenait au milieu de l’équipage ; animant ses mans,les soutenant du regard ou de lavoix,iUes maintenait 1 haleine et les encourageait de son mieux. S’il ne pouvait s soustraire aux intempéries de ces parages inconnus,
1 moins il les partageait bravement avec eux. Les douurs de goutte qui s ajoutaient pour Colomb aux épreuves immunes ne pouvaient réduire la constance chrétienne >ntil était soutenu.
Par comble de malheur, en quittant le portYaquimo, devint gravement malade , et « approcha plusieurs is des portes de la tombe. » Le sentiment de sa res- •nsabilité et du but de son expédition survivant à néantissement de ses forces, il fit construire une pee cabine sur le gaillard d’arrière, et de son lit il dirait la route 2, poursuivant sa lutte gigantesquement
Herrera, Histoire générale clés conquêtes et voyages des Castillans u les Indes occidentales. Décade ire, liv. V), chap. xv.
! « Yo habia adolescido y llegado fartas veces â la muerte. De unn
aarilla, que yo mandé facer sobre cubierta, mandaba la via. »
arto y ultimo viage de Colon.