COLOMB DÉCOUVRE LA TERRE FERME
venir de cette circonstance, le fleuve fut appelé Fleuve de la Possession, » Rio de la Posesion.
L’escadrille naviguait malgré le vent toujours contraire, se tenant en vue de la terre. D’après les ordres de
mirai, la petite caravelle de cinquante tonneaux, la Piscaienne, s’avançait aussi près que possible du rivage entrait dans tous les golfes, les criques un peu larges de peur de manquer le passage ou Détroit par lequel Colomb pensait devoir entrer dans les mers du Levant, les Indes orientales. «< On ne s’écartait jamais de la côte pendant le jour, et toute la nuit on allait mouiller près de la terre La côte est très -dangereuse, ou du moins la quantité eau qui tomba et les tempêtes la firent paraître telle cette annee', » écrivait le Notaire royal Diego de Porras.
constatait, sans connaître la portée de son observation avec quelle constante vigilance Colomb étudiait la configuration du nouveau Continent. Il dit sur son journal,
, un ton de dénigrement et de superbe pitié : « L’Amiral s avançait toujours sans perdre la terre de vue,' comme quelqu un qui partirait du cap Saint- Vincent et irait jusquau cap Finistère en voyant toujours la côte2. » En
S‘S, eussent navigué en pleine mer, ils n’auraient ni îprouve la moitié des fatigues , ni couru le quart des Jerils auxquels les exposait cette navigation le long de
1 « Nunca de la Costa desta tierra se aparté dia, é todas las noches en, a a surg.r junto con tierra : la costa es bien temerosa, é lo Hzo 2
Z"" S6r T‘ T r tempCS!u0S0’ de muchas “guas é tormenta del elo. - Diego de Porras, Relacion del viage é de la tierra aaora
uevamente descubierta par cl almirante D. Cristobal Colon.
« ba contino viendo la tierra, como quien parte de cabo de San
incen e asta el cabo de Finisterre, viendo contino la costa. » — Die"o
- Ponas, Relacion del viage é de la tierra agora nuevamente descuti la po ? el almirante D. Cristobal Colon,
ir.