‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 175 sur 444 · DISPOSITIONS HOSTILES DES NATURELS · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS HOSTILES DES NATURELS

’Indiens le front ceint de couronnes faites de plumes ’oiseaux et de griffes de bêtes. Ils s’ornaient aussi le cou e plaques d’or -, mais, au lieu de les troquer avec ernressement, comme faisaient les insulaires, ils y attahaient un grand prix et refusaient de s’en dessaisir. ’ Amiral les interrogea sur la nature du pays et des lieux irconvoisins. Il apprit là qu’ils tiraient l’or d’une contrée tuée vers le midi.

Les caravelles étant entrées dans une autre grande baie ujourd’hui nommée « Lagune de Chiriqui, » Colomb s’y rocura des renseignements qui vinrent confirmer ceux u’il avait reçus déjà. Il s’éloigna de ces parages, et assa loin des îlots, en pleine mer, pour naviguer plus brement. Cependant il observait attentivement le rivage, près l’avoir longé pendant douze lieues, il aperçut l’emouchure d’un fleuve, et envoya les embarcations pour rendre connaissance du pays. En approchant de la plage, s Espagnols virent une troupe d’environ deux cents îdiens armés en guerre, venant s’opposer à leur descente 3ndant que le son des conques marines et des tambours 3 bois, retentissant dans les forêts , convoquait d’autres 3fenseurs. A mesure qu’ils se rapprochaient du rivage, s Indiens furieux semblaient venir au devant d’eux *, ils ’achaient des herbes mâchées, en signe de mépris, itraient dans l’eau jusqu’à la ceinture pour tirer de plus ’ès leurs dards et leurs javelines. Suivant les instructifs de Colomb, les Espagnols souffrirent patiemment îs insultes, n’y répondant que par des signes de paix, eu à peu, les indigènes se calmèrent, et finirent par changer dix-sept miroirs d’or contre des grelots dont le m les réjouissait beaucoup1. Le soir, les canots rejoi-

1 Fernando Colombo, Vita delV Ammiraglio , cap. xcii.

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