COLOMB S'ÉTABLIT A TERRE
d’établir sur ce point un poste militaire, qui serait en même temps une factorerie pour la traite de l’or, tandis ïu il s en irait directement en Castille chercher des renforts et des munitions. Il fit plusieurs cadeaux au Quijian, afin qu’il ne s’offusquât pas trop vite de cet établissement sur ses terres. On choisit un emplacement un )eu exhaussé, près du fleuve, à un kilomètre de l’embou- *hure. Quatre-vingts hommes y débarquèrent sous le commandement de l’Adelantado, firent des maisons en )ois avec une toiture en feuilles de palmier-, construiirent solidement un grand magasin pour y enfermer les ►révisions de bouche, quelques légumes secs, du vin, de huile, du vinaigre, quelques effets de campement, des rmes et de l’artillerie. L’Amiral leur laissa le Galicien ussi pourvu que possible et muni d’ustensiles de pêche; uis il se disposa au départ. Mais déjà aux pluies torrenielles et aux inondations succédait promptement la séheresse. Le fleuve avait baissé considérablement. Le ible, poussé par les flots, formait a l’embouchure une arre infranchissable ; il n’y avait qu’une demi-brasse ’eau. On n’eut d’autre parti à prendre que la patience, olomb attendit que ces pluies, tant maudites de ses équiiges et maintenant si vivement souhaitées, vinssent le 5gager de ce blocus.
§ III
Cependant le Quibian , voyant que tout de bon un ablissement s’était formé sur son territoire, résolut attaquer à F improviste ces étrangers, et de brûler leurs isseaux. Dissimulant adroitement ses intentions, il eut tir de réunir ses troupes pour combattre le Cacique de >brava Aurira, avec lequel il venait d’avoir une escar-