‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 213 sur 444 · LES ESPAGNOLS QUITTENT LEUR ÉTABLISSEMENT · texte numérisé non relu

LES ESPAGNOLS QUITTENT LEUR ÉTABLISSEMENT

ment Diego Mendez*, pendant son allocution il l’embrassa cordialement plusieurs fois sur les deux joues 1 . 11 le nomma son capitaine de pavillon, lui donna le commandement de la Capitane et se plut à multiplier les marques de la confiance dont il l’ honorait.

§ IV

Vers la fin d’avril, dans la nuit du saint jour de Pâques, l’Amiral donna, « au nom de la Sainte Trinité, » 1 ordre

du départ.

Les trois caravelles ouvrirent leurs voiles usées, et mirent le cap sur Hispaniola, où il importait d aller au plus vite se radouber et se ravitailler.

La persistance du mauvais temps, cette incroyable succession de tempêtes, en épuisant les forces des matelots, terrifiait leur imagination. Les pilotes ne trouvaient plus aucune explication à ces rigueurs de 1 atmosphère. Les équipages étaient persuadés que les nombreux magiciens de la côte avaient associé les effets de leur art ténébreux, pour éloigner leurs navires et les faire périr. D un autie côté, les habitants des contrées visitées par les caravelles attribuaient à rapproche de ces inconnus ces désordres de l’air, ces bouleversements étranges. Ils auraient donné tout ce qu’ils possédaient au monde pour que ces étrangers ne s’arrêtassent pas chez eux une heure2. Colomb sentait

i Die "0 Mendez. — « Lo cual el Almirante tuvo â mucho, y no hartaba de me abrazar y besar en los carillos por tan gran servicio como alli le hice y me rogo tomase la capitania de la nao Capitana, y el re gimiento dé toda la gente y del viage. » - RelacUm hecha por Diego Mendez , de algunos acontecimientos del ültimo viage del Almirante

don Cristobal Colon.

t « En cariay y en esas tierras de su comarca, son grandes e ) y muy medrosos. Dieran el mundo porque no me detuviera alli una

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