‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 222 sur 444 · GRATITUDE DE COLOMB ENVERS D. MENDEZ · texte numérisé non relu

GRATITUDE DE COLOMB ENVERS D. MENDEZ

Les équipages, menacés de la disette, accueillirent avec transport le brave Diego Mendez. L’Amiral lui ouvrit ses bras, l’y serra affectueusement , l’embrassa à plusieurs reprises, et signala publiquement ce service nouveau. Son cœur si généreux, si vaste pour la gratitude, appréciait dignement l’abnégation de son zélé serviteur. Il ne se bornait pas à le regarder avec admiration, il remerciait Sa Haute Majesté de sa protection évidente. Diego Mendez le rapporte : « Il rendait grâces a Dieu de ce qu il m avait ramené sain et saut du milieu de ces nations sauvages . » A partir de ce moment, on vit arriver chaque jour aux

navires des Indiens chargés de vivres.

L’Amiral, afin de soulager le capitaine de pavillon, cbbisit deux officiers estimables pour présider aux échanges. Beaucoup de canots étrangers aux peuplades des Caciques visitées par Diego Mendez vinrent aussi apporter des provisions. Cette concurrence fit établir une sorte de prix courant. Ainsi, pour deux beaux utias on donnait un i'erret d’aiguillette ; pour une corbeille de pain de cassave, quelques grains de verre bleu *, pour des armes et des ustensiles, un grelot. Quant aux ciseaux, miroirs et bonnets écarlates, on les réservait en présents aux Caciques.

1 « Dando gracias à Dios que me habia llevado y traido â salvamiento de tanta gente salvage. »> — Relation hecha por Diego Mendez de al gitnos aeontecmientos, etc.

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