‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 225 sur 444 · AUTHENTICITÉ DE CETTE LETTRE · texte numérisé non relu

AUTHENTICITÉ DE CETTE LETTRE

n était pas dans le naturel de l’humanité. Aussi tout habitué qu était Colomb aux bontés de sa Haute Majesté, disait-

il en écrivant sa lettre aux Rois, que si elle leur parvenait, ce serait un miracle \

Ce lut, en elTet, par un miracle qu elle arriva dans leurs

mains.

Cette lettre, longtemps oubliée, bien qu’on l’ait autrefois imprimée en Espagne2, fit grand bruit dans les sociétés

savantes, il y a quarante-sept ans. Venise, Bassano, Pise, Florence, Gènes, lurin, Milan, Pavie, Borne et Paris s’en, occupèrent. Le savant Morelli, bibliothécaire à Venise, la fit réimprimer, accompagnée de notes, sous le titre de: Lettera rarissima.

Cette lettre n’est pas moins remarquable sous le rapport des faits maritimes que sous celui des découvertes, et à cause des événements racontés que des observations recueillies. Elle tire surtout un intérêt étrange des critiques circonstances dans lesquelles Colomb l’écrivit, et de son mode d envoi plus étonnant encore. A vrai dire, ce document n est ni une lettre , ni un rapport, ni un résumé de

voyage ; c’est une communication du Révélateur du Globe aux Rois catholiques.

« J envoie cette lettre par le moyen et par la main des Indiens; ce sera un miracle si elle parvient. » — Quatrième voyage de Christophe Colomb. — Traduction de MM. de Verneuil et de la Roquette, membres de l’Académie royale espagnole d’histoire.

Fernando Colomb assure que cette lettre fut imprimée. Dans sa Bibliothèque occidentale, Léon Pinelo dit que cette lettre fut imprimée dans le format in-4°, l’original était passé entre les mains de Don Lorenzo Ramirez de Prado; l’imprimé se vendait à la librairie de Juan de Saldierna. En Italie, Constanzo Bainera, de Brescia, la traduisit, et on ’imprima à Venise, en 1505, du vivant de Colomb. Le chevalier Morelli ui a donné une nouvelle existence en 1810, en la réimprimant sous le 10m de Lettera rarissima.

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