‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 23 sur 444 · SUR L’OPINION* DE COLOMB · texte numérisé non relu

SUR L’OPINION* DE COLOMB

lui, il avoue n’avoir jamais trouvé dans les écrivains grecs et latins, aucune indication précise à cet égard ; tandis que les nouvelles influences des cieux, des eaux, de la terre-, cette élévation et ce fleuve sans pareil lui paraissent conformes à l’opinion la plus digne de ce lieu de délices.

Après Colomb, un voyageur célèbre, Amerigo Yespucci, pensait aussi que le paradis terrestre était placé dans cette région. Il dit qu’il doit se trouver en ces parages, s’il existe quelque part dans ce monde : « Se nel mondo è alcun paradiso terrestre. » Aucun des historiens espagnols n’a trouvé sujet de plaisanterie dans la docte conjecture de Christophe Colomb. Gomara, Herrera, Delrius, Acosta, Casaneus, Maluenda ont discuté fort sérieusement cette idée. Le grand jurisconsulte des Indes, Solorzano, trouve qu’en considérant la sénérité de cette contrée, sa douceur de température, son perpétuel printemps, si l’on ne lui donne pas le nom de paradis terrestre, on lui doit au moins celui de jardin de délices, de vallée deTempé, de Champs élyséens, etc. \ Washington Irving s’est montré ici plus juste que M. de Humboldt : « Des savants, dit-il, dans le silence et la tranquillité du cabinet, surtout maintenant où la science ne hasarde rien et s’appuie sur des faits positifs, peuvent sourire de ces rêveries-, mais elles

algunos gentiles quisieron decir por argumentos, que el era en las isjas fortunatas que son las Canarias, etc. San Isidoro y Beda y Strabo, y el maestro de la historia escoléstica y san Ambrosio y Scoto, y todos los sanos teôlogos conciertan quel Paraiso terrenal es en el Oriente. » — Tercet' vicige de Cristôbal Colon. — Ibidem. 1

1 « Todavia no se puede negar que considerada la templanza, y casi perpétua prima vera de las mas estas provincias, merezcan sino el nombre de Paraiso, el de huerto de deleite 6 las alabanzas del Tempe, Campos

Eliseos, etc » — Solorzano y Pereyra, Politica indiana , lib. I,

capit. iv, § 4.

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