TENTATIVE INFRUCTUEUSE
Avec confiance l’envoyé de Colomb attendait là que la mer, alors agitée , se calmât pour entreprendre la traversée, lorsque des Indiens du voisinage complotèrent de le massacrer et de s’emparer de son canot avec son contenu. Déjà ils 1 avaient saisi, entraîne dans les terres à trois lieues, et jouaient sa mort a une partie de paume. Les joueuis qui aui aient perdu la partie devaient se charger de l’assassinat. Dieu permit que Diego Mendez comprît leur projet, réussît à tromper leur surveillance, à s’échapper, à reconnaître sa route et à retrouver son canot. Le
vent était propice; ouvrant la voile, l’intrépide capitaine revint au port de Santa-Gloria, rapportant sauves ses dépêches à l’Amiral. « Je lui racontai, dit-il, de quelle manière Dieu m’avait délivré des mains de ces sauvages L Sa Seigneurie eut une grande joie de mon retour. Elle me demanda si je reprendrais mon voyage. » Diego Mendez répondit qu’il allait se remettre en route, pourvu qu’un détachement bien armé l’escortât jusqu’à ce qu’il eût pu s’éloigner de la pointe orientale de File nommée Aoma-
quique. L’Amiral mit à sa disposition soixante-dix hommes sous les ordres de l’Adelantado , qui devaient rester avec lui à la pointe Aomaquique , jusqu’à ce qu’il en fût parti,
et y stationner encore pendant trois jours après son départ.
Ce courage excita une noble émulation. Le capitaine de la Biscaienne^ Barthélemy Fieschi, de race illustre et admirateur de Colomb, bien qu’il fût son compatriote, s’offrit à lui rapporter des nouvelles de l’arrivée de Diego Mendez à Hispaniola. Pour les protéger contre les Indiens, quelques hommes se décidèrent alors à le suivre. On pré-
1 Y contéle todo lo sucedido, y como Dios milagrosamente me habia hbrado de las manos de aquellos salvages. — Relation hecha por Diego Mendez de algunos acontecimientos , etc.