‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 237 sur 444 · ÉTAT DES ÉQUIPAGES PENDANT L’ABSENCE DE MENDEZ · texte numérisé non relu

ÉTAT DES ÉQUIPAGES PENDANT L’ABSENCE DE MENDEZ

de hasard étaient sévèrement interdits dans la marine castillane L D’ailleurs, à quoi leur aurait servi les dés et les cartes quand on ne pouvait gagner une pinte de vin ou perdre un verre de liqueur? La cambuse était close. Il n’y avait point de manœuvre à faire ; plus d’exercice de voiles ou de tir. Deux vigies placées en faction sur les cabines de l’avant suffisaient pour la sûreté de cet ennuyeux casernement. La beauté de la rade si digne de >on nom, cette vision terrestre de la gloire du Créateur, a’éveillait rien dans ces âmes cupides et matérielles. L’ennui naquit du repos, qui amenait l’oisiveté. Or, l’oisiveté, on le sait, est la mère des vices. Les marins désœuvrés faisaient secrètement leurs commentaires sur leur situation.

Nos lecteurs n’auront pas oublié queles quatre caravelles le l’expédition avaient été nolisées à Séville. Ceux qui les nontaient la plupart appartenaient à ce port. L’Amiral ivait choisi tout son corps d’officiers, à l’exception des leux frères François et Diego de Porras, aussi de Séville, jue lui avait expressément confiés le trésorier royal Moulés. Cédant à ses obsessions, il avait nommé, l’un capiaine du Saint-Jacques de Palos , et l’autre notaire de ’escadre. Colomb les apprécie en ces termes : « Aucun l’eux n’avait les talents nécessaires pour ses emplois, dais je fermai les yeux pour l’amour de celui qui me les vait donnés. Dans les Indes, ils se montrèrent de plus n plus vains de leur position. Je leur pardonnai une ouïe de manquements que je n’aurais point passés à un >arent, et qui méritaient une autre punition que des répri-

1 Sous peine de confiscation de l’argent et vingt jours de prison pour n matelot; de quarante jours d’arrêts pour un officier; de cent coups e fouet pour un rameur. — Ordonnance de l’amirauté de Castille \e 1 430, art. xxxiv.

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