‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 243 sur 444 · COLOMB RECONFORTE SES MALADES · texte numérisé non relu

COLOMB RECONFORTE SES MALADES

sements, et de ses propres main&, qu’endolorissait la goutte, « il pansait les malades C » L’assiduité de ses bons soins fut bénie de Dieu, qu’il invoquait sans cesse en faveur de ces pauvres gens 2. Non-seulement aucun d eux ne mourut, mais au bout de peu de temps il n’en restait pas un seul à l’infirmerie 3. Cette merveilleuse guérison, l’assiduité de l’Amiral, sa vigilance sur le service de santé son contrôle des remèdes irritèrent profondément maître Bernai, l’ancien apothicaire de Valence 4. A partir de ce moment, il existait pour Colomb sur les caravelles un danger autrement sérieux que l’arrogance des frères Porras et l’animosité bruyante de la coterie de Séville.

1 Herrera, Histoire générale des voyages et conquêtes des Castillans dans les Indes occidentales. Décade ire, liv. VI, chap. vi.

Suivant le conseil de l’Ecclésiastique aux médecins. — Eccli. cap. xxxviii, vers. 14.

3 Fernando Colombo, Hit a delV Àmmiraglio , cap. en.

4 Peu après, maître Bernai fut véhémentement soupçonné d’avoir, par ses remèdes, tué deux hommes qui lui déplaisaient. — Christophe Colomb, Lettre à don Diego Colomb , datée de Séville le 29 décembre

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