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304 l'imago mundi.
de l’interruption de son entreprise, et d’où provenait cette longue station complètement inutile à la gloire de Dieu et
au salut des âmes.
Il se rendait compte des contrariétés infernales éprouvées durant sa navigation. Il croyait entrevoir la ténébreuse origine de cette persécution sans exemple. Toutefois après l’avoir soumis à ces rudes épreuves, le Seigneur était venu à son aide. Nonobstant l’acharnement de la lutte il lui avait permis de planter la Croix sur différents points du Nouveau Continent. 11 l’avait miraculeusement conduit à l’état de naufrage, à travers sept cent milles ce mer, combattant les fureurs des Ilots, et dépose dans un lieu sùr, qu’il connaissait déjà. Mais aujourd hui, pouiquoi Dieu paraissait— il 1 abandonner ?
Christophe Colomb s’occupait incessamment de cette étrange situation. Nous pouvons l’affirmer, bien qu’aucun des historiens contemporains ne nous ait rien appris a cet é-’ard : Fernando Colomb était trop jeune pour connaître toutes les perplexités de son père. Le preneur de notes, Diego de Porras, avait déserté ; et l’Amiral n’en dit rien dans sa Relation de voyage. Mais au milieu de ses perquisitions solitaires, Christophe Colomb ne trouvant pas a s épancher prit un confident qui, au bout de trois siècles, nous a révélé sa pensée et appris quelle lut sa préoccupation, durant la douloureuse anxiété de cet exil. Ce confident est le brouillon même du Livre des Prophéties, que i ral avait emporté avec lui dans sa navigation, le JulSnd"
' à quelques rares ouvrages, compagnons ordinaires de » roite, entre autres Y Imago mundi. ‘ du savant cardinal Pierre d’Ailly, devenu son familier intime.
1 o cnn* intérêt cilié cet exemplaire de VI mage 1 On n apprendra pas sans nitei et, i ..vaji
mundi , dont Colomb ne se séparait point dans ^ cx^oial, s
avec les annotations marginales de sa main. L