‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 252 sur 444 · BRUITS SINISTRES RÉPANDUS PARMI L’ÉQUIPAGE · texte numérisé non relu

BRUITS SINISTRES RÉPANDUS PARMI L’ÉQUIPAGE

On voit par la révélation posthume du Livre des Prophéties que cette âme restait immuablement jeune et poétique sous le poids des ans, 1 accablement des souffrances. C’était en vers que le Révélateur du Globe se parlait à lui-même. Il se posait cette question : Quelle peut être la cause d un si long bannissement 1 ? et sa pénétration des choses celestes, sa loi plutôt que son geme cherchait la solution de ce problème divin !

Huit mois s’étaient écoulés depuis le départ de Diego Mentiez ; et Ion n avait aucune nouvelle dllispaniola. Excepté 1 Amiral, certain de son heureuse arrivée, personne ne conservait la moindre espérance à ce sujet. En admettant, chose miraculeuse! que Mendez fût débarqué sur le rivage de l’Espagnole, il y avait encore du cap Saint- Michel à Saint-Domingue, plus de cent lieues à franchir à travers de rudes montagnes. Un bruit vague que faisait répandre à dessein la bande de Porras, parmi les indigènes, ôtait toute espérance de secours. On prétendait

thèque Colombine, fondée à Séville par don Fernando Colomb, second fils de l’Amiral, conserve précieusement cette relique du génie. Dans les notes et pièces justificatives du premier volume de son Histoire Générale du Brésil, M. de Varnhagen cite quelques-unes de ces annotations autographes. Ce savant auteur motive avec poids son opinion sur l’origine de cet exemplaire : « ... Chegarnos a convencer-nos de que essas notas maiginaes bemque escriptas em lettra muito mais muida para poupar as margen, sâo do proprio punlio de Colombo, e nâo de seu irmâo, como julgou com Las Casas o Sr Washington Irving. » — Historia Gérai do jBrazil. Notas ao tomo primeiro.

1 Au feuillet lxxvii du Libro de las Profeelas , on lit ces deux vers de la main de Colomb :

Quai sea la causa de tanto destierro Por mil! prolongado y mas de quinicntos.

L’historiographe royal don Bauttista Muhoz a visé cet autographe et

mis au bas « Es de letra del Almirante . « — Coleccion diplomâtica p. 272. '

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