ARBITRAGE DEMEURÉ SANS EFFET
mains du nouvel archevêque de Séville, don Diego de Deza. Ferdinand y consentit. Toutefois l’Amiral spécifia expressément quelle question il entendait soumettre à l’appréciation d autrui : c était exclusivement celle qui concernait les revenus, le montant des droits sur les objets tires des Indes et les marchandises qui y étaient importées. Car quant aux titres et au gouvernement des Indes il n’admettait pas qu’on pût les discuter; son droit étant trop clairement écrit. Il paraît que l’archevêque de Séville n accepta point cet arbitrage, soit qu’il crût que son amitié pour Colomb le rendait un peu partie dans cette 1 aire, soit que sa modestie l’empêchât de prononcer
somme arbitre entre son souverain et le Vice -Roi des Indes. Il se récusa.
Au bout de quelque temps, l’Amiral retourna supplier
e 01 de se souvenir de ses services, de ses travaux, de sa Intention s, imméritée. Il lui rappela qu’il se trouvait >me de ses droits et de son gouvernement sans avoir été " mis en accusation, ni interrogé, ni convaincu, ni efendu, et qu il était puni sans qu’aucune sentence eût te prononcée contre lui ; qu’on l’avait chargé de fers ms savoir pourquoi; que Leurs Altesses, en lui expriîant de vive voix et par écrit leur regret de ce traite-
lent, lui avaient promis de le réintégrer dans l’exercice 3 son pouvoir et de ses dignités.
Ferdinand, loin de paraître repousser ou détourner cette elamation, en reconnaissait la justice, et semblait l’enlurager à se plaindre de la position qui lui était faite; mais en remuait pas davantage. Toutes les fois que l’Amiral
i . ^ ^ t avec une extrême
• itesse ses instances, et lui répondait des choses on ne
ut plus obligeantes. Quand il revenait à la charge, le
>i avait encore à lui offrir d’autres politesses llatteuses,