‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 309 sur 444 · TESTAMENT DE COLOMB · texte numérisé non relu

TESTAMENT DE COLOMB

derniere volonté, qui a servi d’occasion aux accusations les plus téméraires contre la pureté de ce grand serviteur de Dieu.

Washington Irving prétend que « la veille de sa mort, il fit un codicille définitif et régulier. » Cet auteur ajoute: Une clause de ce testament « recommande aux soins de « don Diego Beatrix Enriquez, mère de son fils naturel, « don Fernand. Ses liaisons avec elle n’avaient jamais été « sanctionnées par le mariage ; et, soit par suite de cette « circonstance, soit qu’il eût à se reprocher de l’avoir né- <( gligée, il paraît avoir été ému d’une vive componction « à ce sujet dans ces derniers moments '. »

Depuis Galeani Napione , développé acrimonieusement par Jean-Baptiste Spotorno, qu’ont à leur tour commenté don Martin Fernandez de Navarrete, Washington Irving et le docte Humboldt, suivis de toute l’École protestante, aucun des biographes de Colomb n’a manqué de reproduire ponctuellement cette assertion des regrets qu’inspirait à l’Amiral, dans ses derniers moments, le souvenir de Beatrix Enriquez, et de nous indiquer, comme preuve de <( sa vive componction, » son dernier codicille, fait « la veille de sa mort, » c’est-à-dire le 19 mai 1506.

Nous ne laisserons pas plus longtemps calomnier jusque dans son agonie le Révélateur du Globe. Il est temps de mettre un terme à cette falsification des faits, provenant d’un audacieux renversement des dates.

Nous déclarons donc formellement que cette « vive componction de Colomb dans ses derniers moments » est une erreur grossière.

Nous affirmons en outre que Christophe Colomb ne fit aucune disposition testamentaire « la veille de sa mort. »

1 Washington Irving, Histoire de la vie et des voyages de Christophe Colomb , t. IV, liv. XVlll, ch. îv, p. 37.

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