‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 314 sur 444 · PREUVE EN FAVEUR DE BEATRIX · texte numérisé non relu

PREUVE EN FAVEUR DE BEATRIX

mission l’a toujours éloigné. Il exprime la cause de cette courageuse séparation 1 .

Et dans ce testament même l’article invoqué contre Beatrix Enriquez offre une preuve de la légitimité de son fils. Si dona Beatrix Enriquez n’avait pas été femme légitime de l’Amiral , celui-ci n’aurait-il pas mis sa pension à la charge de son fils Fernando, héritant d’un million et demi ? N’était-il pas naturel d’imposer cette obligation au propre fils de Beatrix, au lieu de la transporter au fils d’un autre lit? Mais Colomb la laissa expressément à don Diego en sa qualité d’aîné , parce que la pension de la veuve de l’Amiral des Indes devait être servie par son successeur dans l’Amirauté, le continuateur de ses titres et de ses privilèges. Qu’on nous pardonne la courte longueur de cette dernière réponse à la dernière calomnie des derniers historiens de Colomb, et de rappeler en passant que pareille accusation ne vint jamais à l’esprit de ses persécuteurs, ni pendant sa vie ni durant l’existence de sa lignée directe. L’esprit de fausse critique et de vaine érudition font inventée de nos jours.

Toutefois, pour juger jusqu’au dernier instant du caractère de Colomb , ce testament est de grande importance. Les dates n’y sont pas moins significatives que les expres-

reina doîia Isabel, mi muger, etc... » — C’était encore le nom de muger que le vieux Roi catholique donnait à sa seconde épouse, la jeune Germaine de Foix. « Serenisima Reina nuestra muy cara é muy amada muger... » — Coleccion de documentas ineditos para la historia de Espana , por D. Miguel salvâ y D. Pedro Sainz de Baranda, tomo XIV.

> « Y dejé muger y fijos que jamas vi por ello. » — Lettre de Christophe Colomb aux membres du conseil , écrite à la fin de l’année 1500. — Le brouillon de cette lettre, en entier de la main de l’Amiral, nous est parvenu, et son authenticité a été reconnue implicitement et explicitement par les historiographes royaux Munoz et Navarrete. — Coleccion diplomdticd . Documentos diplomâticos, n° cxxxvn.

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