DES BIOGRAPHES DE COLOMB
le Saint Sépulcre aux mains des infidèles : voilà de l’époque b »
D api es ce principe, la personnalité de Colomb se réduirait a la reproduction des idées générales de son temps. Il serait seulement 1 incarnai ion de la pensée principale de son époque.
. L’observation des faits, l’impartialité de l’histoire, aussi bien que la doctrine catholique, mettent à néant cette théorie. L histoire de 1 Église a chaque page dément ces assurances et ces prétentions. Sans contredit, aucun homme ne peut absolument échapper à toute influence des idées dominantes de son époque et du milieu dans lequel il vit. Il ne saurait s’assimiler constamment le vrai quand il respire uniquement l’erreur, .et se montrer toujours grand s’il ne fut jamais en contact qu’avec la petitesse. Mais la providence de Dieu, cette force invisible qui mène les hommes nonobstant leurs agitations, opère sur certaines âmes et semble modifier la nature terrestre. L homme , ainsi assisté, devient alors maître de choses auxquelles il ne paraissait point destiné naturellement, et lont son éducation, sa science acquise, sa propre finesse l’esprit ne l’auraient pas rendu capable. La seule subiimté de 1 Évangéliste saint Jean, homme sans éducation ît sans lettres, renverse par sa base le système de la molerne philosophie de 1 histoire .
Que trouve-t-on de l’idée juive ou romaine de son épo- [ue dans saint Jean, le fils de lumière, le certificateur du ferbe et son disciple bien-aimé? A quel âge de la littérature et à quel genre d’école appartiennent ses collaboraeurs involontaires, les rédacteurs de l’Évangile, œuvre ans type connu, comme sans imitation possible ; hors de
1 Nouvelle Biographie générale publiée par MM . Firmin Didot rères. — Livraison 103e, article Christophe Colomb.