‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 335 sur 444 · ET DES ECRIVAINS OFFICIELS · texte numérisé non relu

ET DES ECRIVAINS OFFICIELS

Tient comme un conseil et un désir, quand elles auraient m en faire une défense positive, se présenta à l’Espagnole ît voulut y aborder 1 . »

Il est clair qu’en vue de dissimuler les torts du roi Ferlinand et de rendre un peu moins odieux les excès comnis dans la conquête des Indes , les écrivains officiels l’Espagne ont systématiquement dénaturé l’histoire de Christophe Colomb. Ils ont eu soin de rabaisser et de calomnier les indigènes les plus dignes d’intérêt , entre Titres les deux Souverains qui avaient le mieux accueilli es Castillans : le noble et lidèle Guanacanari 2 , l’ingédeuse et prévenante Anacoana. Ne pouvant articuler un ait contre l’Amiral, ils ont répandu de vagues insinuaions sur son caractère, omis à dessein les détails édifiants e sa vie qui , en révélant toute sa grandeur chrétienne , uraient mieux fait sentir l’iniquité du Roi haineux. La >artie édifiante et spirituelle de sa vie, qu’avait tue par îodestie son fils , don Fernando , n’a jamais été mise en amière par aucun historiographe. Ils ont passé à côté des lits les plus caractéristiques. C’est à ce point que l’arhichronographe impérial Oviedo, de qui nous tenons des étails circonstanciés sur la mort de don Diego Colomb , ls aîné de l’Amiral , indique à peine la date de celle de on père. Comment, en effet, un écrivain officiel auraitosé parler d’un vice-roi à qui l’on refusait son titre, d’un rand-amiral sans escadre, d’un gouverneur général qu’on mpêchait d’administrer ? La disgrâce du Roi pesait sur îi jusque dans la tombe.

1 Navarrete, V loges y decubrimientos que hicieron por mar losEspa des desdejine, etc., tomo I, introduccion, § lxhi.

2 W. lrving reconnaît que <c Oviedo a cherché à noircir le caractère i ce prince indien. » — Histoire de Christophe Colomb , liv. YIII, .ap. vin.

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