‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 337 sur 444 · DE LA VIE PRIVÉE DE L’AMIRAL · texte numérisé non relu

DE LA VIE PRIVÉE DE L’AMIRAL

nons à Gênes, au fond de l’ arrière-boutique du cardeur dans Fétroite ruelle Mulcento.

Le trait le plus caractéristique de Colomb, celui qui fait le fond de sa physionomie morale, et du berceau à la tombe le distingue pendant toute sa vie, c’est le sentiment du devoir.

L amour de ses parents forme pour l’enfant le premier des devoirs. Il doit les aimer même avant de connaître Dieu. Or, Colomb aimait ses parents. On a vu qu’il s’efforçait de soulager leur pauvreté alors que lui-même était pauvre. Il avait assuré contre le besoin la vieillesse de son père, avant que de risquer sa vie dans sa première Découverte. 11 envoya les prémices de son succès et de son aisance passagère au vénérable vieillard. Et quand le Oeux cardeur eut été retiré de ce monde, Christophe ne l’oublia jamais, non plus que la pieuse femme qui la première lui avait appris à aimer Dieu et le servir. Il donna e nom de son père à la capitale de l’île espagnole. Le ;emps n’attiédit point sa piété filiale. L’âge, les décepions, les souffrances, les soucis de la paternité n’éteigni- 'ent pas en son cœur le souvenir de ses parents. Dans sa loixante-dixième année, il donnait encore à son père et à ia mère une marque d’affectueuse sollicitude, en songeant lu soulagement de leur âme et fondant des messes à leur ntention.

Si puissant qu’il fût, l’attachement filial de Christophe Colomb ne diminuait en rien ses sentiments d’affection raternelle. Il aimait tendrement ses frères qui mélangeaient de respect le retour dont ils le payaient. Tous deux ui montrèrent un égal dévouement. En recommandant à on fils aîné d’aimer son jeune frère, don Fernando, doué ics plus heureuses qualités , il lui disait : a Dix frères ne eraient pas de trop pour foi. Je n’ai jamais trouvé de

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