‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 342 sur 444 · COLOMB OBSERVATEUR DE LA NATURE · texte numérisé non relu

COLOMB OBSERVATEUR DE LA NATURE

trépide navigateur. Arrivé sous un nouveau ciel et dans un monde nouveau , la configuration des terres, l’aspect de la végétation, les mœurs des animaux, la distribution de la chaleur selon l’influence de la longitude , les courants pélasgiques, les variations du magnétisme terrestre,

rien n échappe à sa sagacité! Colomb ne se borne pas

à recueillir des faits isolés • il les combine , il cherche leur rapport mutuel. Il s’élève quelquefois avec hardiesse a la découverte des lois générales qui régissent le monde physique 1 . » Dépourvu qu’il était des instruments et du secours des connaissances modernes, son génie n abordait pas moins les grands aspects de la Nature pour en sonder les profondeurs. Les influences atmosphériques, la direction des courants, l’agroupement des plantes marines, les diverses densités des couches aqueuses, les principes des divisions climatériques , leur relation avec la différence des méridiens, ces secrets alors imposants et sévères n’intimidaient pas l’audace de ses investigations. De sa contemplation des phénomènes du monde extérieur, il remportait des acquisitions que nul n’a jamais égalées dans la science. Le manque d’espace nous empêchant d’exposer ici ses grandes vues , ses hardis jugements sur la Nature, les pures conquêtes de son génie dans l’inconnu qu’il pénétrait si audacieusement, nous nous bornerons à nommer les principales découvertes ressortant de ses écrits.

Ces grandes découvertes de l’ordre scientifique sont au nombre de sept :

1° L’influence qu’exerce la longitude sur la déclinaison de l’aiguille aimantée.

L inflexion qu’éprouvent les lignes isothermes en poursuivant le tracé des courbes depuis les côtes occiden-

1 Humboldt, Examen critique de l’histoire de la géographie du Nouveau Continent , t. III, p. 20, 26.

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