SON AMOUR DE LA NATURE
avec l’unité cosmique de cette planète , il était tellement avancé dans la contemplation du Verbe, qu’il devait plus aisément qu’un autre saisir les indices par lesquelles se révèlent les lois fondamentales de notre Globe. Son génie ne cherchait pas avec la seule curiosité de 1 esprit, il demandait à Dieu de l’éclairer ; il le suppliait de venir à son aide, non pour se dispenser de ce travail de 1 esprit, auquel de sa nature l'homme est obligé, et posséder sans efforts la connaissance des choses; mais pour le conduire. Et sa pensée, aiguisée par la contemplation des choses divines, devenue plus légère, plus aisément soutenue dans la région supérieure de l’entendement, voyait ainsi plus loin, plus vite et plus juste que n’eût pu le faire la science procédant d’après ses propres données.
En fixant un regard aussi continu sur la Création, Christophe Colomb ne cédait pas uniquement à la tentation de surprendre quelque mystère de la Nature; il s’adonnait sans arrière-pensée aux jouissances de ce merveilleux spectacle.
Aucun homme n’aima la Nature d’un amour plus véhément. La sérénité de l’azur céleste n’égale pas la pun limpidité de cette délectation de l’esprit. Une si noble joie n’est bien sentie que par une âme religieuse. Dan: aucun voyageur, même chez aucun poëte , on ne sent ur amour plus vrai, plus naïf de la Nature. Rien n’échappe i sa contemplation passionnée de la Terre. Le coloris df l’atmosphère , les teintes de la mer, l’effet des réfraction: lumineuses, les écailles des poissons, le feuillage de? arbres , le port des plantes inconnues , les magnifique: plumages des oiseaux, les découpures des végétations fhu viales, les émanations des bocages, les mélodieux accent: du trou pi ale, rossignol des tropiques, les senteurs marines: la fraîcheur des ombrages, les arômes des hautes forêts
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