‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 345 sur 444 · COLOMB ADMIRATEUR DES OEUVRES DE DIEU · texte numérisé non relu

COLOMB ADMIRATEUR DES OEUVRES DE DIEU

e cri mélancolique du grillon , l’endormante monotonie lu chant des grenouilles, l’ondulation des brises, les grades psalmodies de l’Atlantique sous l’accompagnement des ouffles alisés, tantôt le silence des bois odorants, ou les iruissementsde l’Océan pesamment assoupi sur les grèves, out est recueilli et relevé dans ses rapides impressions 5 out est rapproché en son àme comme les harmonieuses onsonnances d’un ensemble divin.

Ce qui distingue Colomb des poëtes et des naturalistes, ’est qu’il montre l’observation du naturaliste tout en tant poëte, et le sentiment du poëte tout en déployant la agacité du naturaliste. Son ravissement intime, sa suavité impression 11’amortissent point ses investigations de osmographie. Pendant qu’il savoure les parfums et les armonies du Nouveau-Monde, sa pénétration travaille à 1 solution des problèmes capitaux de l’inconnu dont il lit la conquête.

Colomb aimait surtout la Nature à cause de son Maître, t voyait sans cesse l’Architecte divin dans son œuvre, loin de s’affaiblir par les années, son intime liaison avec t Nature ne pouvait, comme la véritable amitié, devenir ue plus étroite et plus inséparable de ses explorations, n vieillissant, sa reconnaissance s’étendait avec ses jours, lus il connaissait la Nature, plus il aimait le Verbe divin; lus il désirait le servir. C’était des hauteurs de sa foi que >n génie, considérant l’humanité promise à des destinées nmortelles, s’habituait à la bonté de Dieu. Il n’y a dans :s élans aucun doute; sa croyance est ferme et comète, parce qu’il lie les choses visibles à leur principe visible, suivant la doctrine catholique, la seule vraie îilosophie. Si dans ses premières explorations, s’apîyant un peu trop sur les enseignements de la science, commit quelques erreurs, quelques confusions, l’expé-

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