‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 349 sur 444 · DU CARACTÈRE SAINT DE COLOMB · texte numérisé non relu

DU CARACTÈRE SAINT DE COLOMB

qu au bout dans notre confession, nous avouons même n etie pas surpris de ce manque absolu de penchants ou d actions blâmables dans le cours de toute sa vie, par ce motil qu on ne trouve ni vices ni défauts chez les saints.

. Généralement, dans les grands hommes, les défauts înieienls à notre nature sont toujours reconnaissables, bien que mitigés par leur propre générosité, la scène elevée où ils vivent, le respect de l’opinion, la crainte de la postérité. Mais chez les Héros de l’Évangile il n’y a aucun défaut de caractère, aucune faiblesse : l'amour, en les purifiant, les élève, les ennoblit. Ils ont tellement admiré le divin modèle, qu’ils ont modifié leur propre

nature, afin de s’en rapprocher autant que notre humanité le comporte.

Disons en toute franchise notre pensée sur Colomb :

Cet homme n eut aucun défaut ni aucune qualité du

monde. Nous avons de sérieux motifs pour le considérer comme un saint.

ht c est à juste raison que nous poussons tout droit au fait , parlant de ce qui se voit en lui, sans nous embarrasser de ce qu’on n’y trouve pas, par cela que les biographes qui, pour obéir aux exigences du système de philosophie historique, ont péniblement travaillé, par des inductions erronées, à établir que Colomb avait eu des défauts, n ont pu en citer un seul et s’appuyer d’un exemple, exhiber une preuve. Ensuite, parce que, les uns apres les autres, ces écrivains, cédant à la force des faits, sont tous amenés à effacer eux-mêmes les conséquences de leur blâme, de leurs restrictions, et à finir par un éloge si complet des vertus de Colomb, qu’ils neutralisent leur critique. A leur insu, cette tentative ne fait que mieux ressortir sa supériorité.

Ainsi donc il nous a paru plus logique et plus français

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