‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 350 sur 444 · SAGESSE ADMINISTRATIVE DE L’AMIRAL. 43J · texte numérisé non relu

SAGESSE ADMINISTRATIVE DE L’AMIRAL. 43J

d’aller droitement au but, sans nous préoccuper de cette autopsie minutieuse qui voudrait montrer quelque douteuse qualité dans une existence dont le côté saisissable est tout ouvert au jour grand de l’histoire.

Hardiment, on peut affirmer que, par une sorte d’intime solidarité, la pureté de l’homme privé sert d’avance de gage à la dignité et à l’ irréprochable conduite de l’homme public. Après avoir vu Colomb s’étudier à une telle application de la justice et de l’équité parmi les siens dans les habitudes du foyer, on s’attend aisément à rencontrer chez lui une rigoureuse observation du devoir quand la responsabilité politique se vient joindre aux obligations morales.

Sur la scène élevée où il montait tout à coup, revêtu le même jour de la triple dignité de Grand-Amiral de l’Océan, de Gouverneur-Général perpétuel et de Vice-Roi des Indes, Colomb ne faillit jamais à ses triples engagements. Durant son administration, nul ne l’accusa de partialité. Les fiers hidalgos, les persécuteurs des Indiens, seuls se plaignaient de ce qu’il protégeait les indigènes. ! Sa sollicitude pour eux blessait la fierté castillane. Mais Colomb, le disciple de l’Évangile, n’était point entiché de privilèges. Son zèle continua de s’étendre à tous les intérêts. Il établit scrupuleusement une complète égalité devant la loi. Nous avons démontré déjà' que son administration fut exempte d’erreurs; aussi n’entrons-nous point dans les détails, arrêtant à peine nos yeux sur des groupes de faits.

1 Deuxième volume, pages 122, 123 et jusqu’à 147.

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