‹ Christophe Colomb (volume 4)Chapitre 392 sur 444 · LA VILLE DE VERA-CRUZ · texte numérisé non relu

LA VILLE DE VERA-CRUZ

teurs, 1 empêchèrent de mêler son nom au bruit des pro-

diges attribués à la Croix plantée par son père.

Mais la réalité des miracles de la vraie Croix plantée à la Conception ne saurait être mise un instant en doute. Elle est portée au plus haut degré de certitude historique et atteint une évidence palpable. Non-seulement les historiographes officiels rapportent les faits, mais ils s’appuient de témoignages contemporains et de pièces au* thentiques. Les conséquences des miracles opérés par la vertu de cette Croix deviennent l’objet d’une correspondance administrative, avec les autorités de l’Espagnole, et d’une communication de l’Empereur au chef de l’Église. La notoriété de ces prodiges passe la mer, pénètre en Espagne; va se répandre surtout dans le Nouveau Monde. Et comme ce nom de* Vraie Croix est plein d’autorité, qu’il impose le respect et ranime la foi par les miracles qu’il atteste, on le voit implanté d’abord dans le Nouveau Continent.

Le nom de la ville de Vera Cruz n’a pas d’autre origine que le souvenir de la Vraie Croix , honorée à la Conception. La prétendue explication du nom de Vera Cruz, donnée par quelques historiens, ne supporte pas l’examen, ils disent qne Fernand Cortez nomma ainsi Villa Ricca parce qu’il était débarqué en ce lieu, le Vendredi Saint. S’il eût voulu consacrer le souvenir du jour de son débarquement, il aurait appelé ce lieu : Ave Crux ou bien Vexilla Regis , mais ne lui eût pas donné ce nom spécial de la Vraie Croix, spontanément décerné par la population de l’Espagnole à la seule Croix de l’ile qui opérât des prodiges.

Fernand Cortez a été le plus habile et le plus heureux, en même temps que le plus humain et le plus religieux des Conquistadores . 11 ne faut pas oublier qu’il se trouvait à Saint-Domingue, lorsque y débarqua Christophe Colomb

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