CONFIANCE INFAILLIBLE DU SAINT-SIÈGE
4 mai 1493, reconnu implicitement la forme sphéroïde du Globe, dans le trace de sa Ligne de Démarcation pour le partage de 1 inconnu entre les deux couronnes de Castille et de Portugal. Puis, au seizième siècle, en acceptant la dédicace de louvrage de Revolutionibus orbium cœlestium , le Souverain Pontife, le Pape Paul III, sanctionnait la base des idees de Roppernic. Comment au dixseptieme siecle, apres les notables progrès de l’astronomie dus à l’invention du télescope , le Saint-Siège aurait-il poursuivi dans G ali lee sa doctrine du mouvement terrestre? Évidemment les mesures de sûreté qu’on crut prendre à l’égard du savant astronome eurent des motifs tout à fait personnels. Sa théorie put, à la vérité, en fournir l’occasion, mais évidemment elle n’en fut pas la cause unique ou directe. La confiance accordée à Colomb par le Pontificat Piomain réfutait, d’avance, les imputations posterieurement soulevées contre lui, à propos de Galilée. Celui-ci n’a lait que rendre plus tangible la démonstration, déjà si péremptoire, de la sphéricité du Globe.
L’infaillible sagesse de l’Église n’est pas moins visible dans ses jugements, que l’opération de la Grâce dans l’œuvre même de la Découverte. L’histoire de Colomb contient la glorification de l’Église catholique; elle montre 1 esprit de lumière qui guide toujours la Papauté dans le gouvernement des intelligences. Elle donne lieu d’admirer la confiance hardie qu’accorda généreusement le Saint- Siège au génie d un laïque, en qui son infaillible sagesse devinait une mission providentielle; alors que la prudence
des politiques se défiait cauteleusement de ses vues et de ses calculs.
La vie de Colomb porte de graves enseignements, susdite de salutaires réflexions, inspire d’heureux retours sur soi-même. Le drame de cette poétique existence, qui