RÉCLAMATION DE DIEGO COLOMB
§ II
Reportons maintenant nos regards sur la postérité du Héraut de la Croix.
Ap rès les jours accordés à sa première douleur, don Diego, ûls aîné de Christophe Colomb, et héritier de la vice-royauté des Indes, de la dignité de grand-amiral de TOcéan, du gouvernement perpétuel des îles et terre ferme, aux termes des conventions passées entre son père et la Couronne de Castille, le 17 avril 1492, pria le Roi de lui accorder ce qui lui appartenait légalement.
Ferdinand parut très-désireux de le satisfaire-, mais il n’avait plus lui-même le droit de régler cette affaire, qui relevait uniquement de la Castille. Désormais borné au royaume d’Aragon , son patrimoine , abandonné des grands, détesté du peuple qu’indignait son scandaleux " oubli de la Reine , à laquelle il devait sa gloire et son titre de Catholique, décidé à se retirer dans son royaume de Sicile, il laissa don Diego obtenir comme il pourrait justice de la nouvelle Reine de Castille. Ovando, fidèle aux instructions de Juan de Fonseca, continua de poursuivre dans son fils la gloire de Christophe Colomb. Les ordres qu’il avait précédemment reçus du Roi, pour envoyer à don Diego ce qui appartenait à son père, furent mis de côté. Diego Colomb en écrivit au roi Ferdinand, qui lui témoigna ses regrets de ce qu’on ne le traitait pas mieux h
La mort imprévue de l’Archiduc Philippe le Beau acheva de renverser le peu de raison qui restait à doua Juana. La malheureuse, affolée du cadavre royal, ne
1 Lettre du 26 novembre 1506. — Coleccion diplomatica. Docum.