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LES DROITS DE DIEGO COLOMB RECONNUS EN JUSTICE

tueuses, don Diego, reconnaissant l’inutilité de ses sollicitations, pria le Roi de vouloir bien lui accorder l’autorisation de faire valoir ses droits en justice, et de former une instance contre la Couronne de Castille. Pour se débarrasser de ses réclamations, Ferdinand la lui accorda, persuadé que les tribunaux n’oseraient jamais prononcer contre l’autorité royale. L’instance fut introduite dans le printemps de l’année 1508. Mais, disons-le, cà l’éternel honneur de la loyauté castillane, sans égard pour la répugnance du Roi bien connue et les influences des bureaux de la marine, les diverses juridictions qui furent saisies de cette affaire, en divers temps et en différents lieux, plus occupées de la justice que de la position des parties litigantes, reconnurent les droits de don Diego Colomb.

Néanmoins, la force exécutive manquant au bon droit, sans doute le gouvernement des Indes n aurait jamais été rendu à son légitime titulaire, si un intime événement de cœur, survenu dans la famille même du Roi, n’avait tout d’un coup modifié ses dispositions et changé la destinée de don Diego.

Rien que la gloire de Christophe Colomb parût éclipsée en Espagne, l’immensité de son œuvre se développant d’année en année, la grandeur de ses services et la gloire de son nom frappaient quelques esprits. Par sa beauté, sa maturité de raison et sa traditionnelle noblesse de formes, don Diego Colomb toucha le cœur de l’illustre dona Maria de Tolède, fille du grand commandeur de Léon, frère du duc d’Albe et nièce du Roi Catholique. Le manque d’origine, d’attenances et de fortune de don Diego, privé de ses revenus et n’ayant alors que sa solde

era razon que él pagasse los pecaclos de sus hijos y sucessores, que por ventura no tendria. « — Herrera, Historia de las Indias occidentales. Decada j, lib. VIII, cap. iv.

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